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Masques DIM toxiques : après les avoir distribué aux profs, le gouvernement appelle à ne plus les porter

Après la sortie de l’enquête de Reporterre concernant la toxicité des masques DIM distribués par le gouvernement aux fonctionnaires, et notamment aux personnels de l’Education Nationale, l’exécutif a appelé les fonctionnaires à ne plus les porter par « principe de précaution ».

mercredi 21 octobre

Crédit : BENOIT TESSIER / AFP / POOL

Après la sortie de l’enquête de Reporterre concernant la toxicité des masques DIM distribués par le gouvernement aux fonctionnaires et notamment aux personnels de l’Education Nationale, l’exécutif a appelé les fonctionnaires à ne plus les porter par « principe de précaution ».

Pour rappel, l’enquête de Reporterre révèle que ces masques, qui avaient remporté l’appel d’offre du gouvernement, sont traités au zéolithe d’argent, dont l’une des propriétés est de neutraliser les bactéries, mais qui est un biocide considéré comme toxique pour la santé humaine et l’environnement. Selon un article de France Inter, en terme de risques pour la santé, « si vous collez vos lèvres et votre peau durant huit heures tous les jours, il peut y avoir une bioaccumulation de granules métalliques dans différents organes : le foie, les reins, l’intestin, les glandes surrénales et, dans de rares cas, la moelle épinière. L’Agence Européenne de produits Chimiques indique même que les particules sont "susceptibles de nuire à la fertilité". »

Ces révélations dévoilent un énième scandale autour des masques et montrent encore une fois que la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement continue d’être catastrophique. Selon Reporterre le 20 octobre, le ministère de l’Education Nationale a réuni les organisations syndicales, dont le SNES-FSU, réunion après laquelle la suspension des masques DIM a été actée. Une source au sein du gouvernement affirme cependant au Parisien que : « ces masques respectent la réglementation européenne et le traitement à la zéolite d’argent et de cuivre pour prévenir le développement des bactéries est autorisé », et ce appuyé par le ministère, qui dans un communiqué déclare que les produits DIM « ont en outre fait l’objet d’une certification par un organisme indépendant qui a conclu à l’absence de risque pour la santé humaine » et « ont été approuvés dans plusieurs pays étrangers, notamment aux Etats-Unis et en Allemagne ».

Bien qu’en attente de l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), le gouvernement ait choisi de remplacer ces masques par d’autres modèles, il choisit d’en distribuer seulement six, ce qui reste totalement insuffisant face à la situation sanitaire. Face à la hausse des contaminations, dont les écoles, collèges et lycées sont les lieux privilégiés, la seule mesure prise par le gouvernement réside dans le port du masque obligatoire pour les personnels et les élèves, pour qui la distribution de 5 ou 6 masques par personnes reste stérile. Alors que Blanquer donnait une interview lunaire le 30 septembre sur une rentrée « normale », son gouvernement distribuait des masques potentiellement toxiques, et invisibilisait complètement les conditions de travail des enseignants et personnels qui se sont d’autant plus dégradées avec la crise sanitaire !

A l’heure où le gouvernement instrumentalise l’assassinat de Samuel Paty pour glorifier la profession enseignante et tenter d’imposer une « union sacrée », il omet de parler de la réalité du métier, qui est celle du manque de moyens croissant dans l’Education Nationale, qui pousse à des situations comme celle du suicide de Christine Renon. En ça, il montre que la valeur accordée à l’enseignement est à géométrie variable, suivant qu’elle sert ou non les intérêts du gouvernement.




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