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Peugeot-Citröen n’aime que les médecins-flics

Médecine du travail. PSA veut licencier Isabelle Kryvenac, ‘Dr Courage’

« Docteur courage ». C’est ainsi qu’on appelle Isabelle Kryvenac. Travaillant sur les sites de Metz-Borny et Trémery, en Moselle, elle s'est retrouvée sous le coup d'une menace de licenciement. Son tort ? Elle refuse de mettre ses compétences au service de la production capitaliste, de collaborer en classant comme « salarié en inaptitude » les travailleurs usés, facilitant ainsi lers licenciements. Elle refuse de cacher les accidents de travail comme le font, malheureusement, trop de médecins sur le groupe PSA. Elle se bat pour obtenir, comme le prévoit la loi, des postes à capacité restreinte pour ceux qui en ont besoin. Systématiquement, elle alerte les organisations syndicale sur les risques relatifs aux cadences de travail et prévient les maladie liées au travail à la chaîne, comme sur le site de Metz-Borny, où 1700 salariés fabriquent des boites de vitesse. Vincent Duse, CGT PSA Mulhouse

vendredi 11 septembre 2015

Licencier une insoumise

Il aura fallu bien peu de chose pour que PSA engage une procédure de licenciement contre Isabelle Kryvenac. Le DRH parle « d’incompatibilité d’humeur avec les intérêts de l’entreprise ». Ce que fait la docteure Kryvenac, ce n’est qu’exercer, en toute indépendance, pour prévenir et lutter contre la souffrance au travail et pour la démocratie sanitaire. Pour des ouvriers qui travaillent dans des conditions d’extrême pénibilité sur les sites de production PSA.

La « Docteur Courage » est des nôtres, la solidarité doit être totale

Sur le site de Metz-Borny, au Comité d’établissement, tous les élus ont refusé son licenciement. Tous à l’exception du SIA, le « syndicat maison », qui, lui, a voté pour. Aucune limite à la collaboration de classe. Si le patron le leur demandait, les « syndicalistes » du SIA seraient prêt a faire licencier leur propre mère.

L’inspection du travail a également refusé le licenciement du médecin du travail. Il s’agit d’une première victoire remportée grâce à la mobilisation des salariés des site de Metz-Borny et Trémery ainsi qu’à la pétition qui est portée dans tous les sites PSA, par la CGT, et que l’on peut signer en ligne. Avec plus de 2000 signatures à ce jour, on y retrouve toutes les fonctions, de l’ouvrier en passant par le technicien et le cadre. Mais rien n’est joué, la direction de PSA va peser de tout son poids pour éviter que sa défaite dans l’affaire "Isabelle Kryvenac" ne renforce la confiance des salariés en leur capacité à relever la tête.

PSA engage une procédure de licenciement auprès du ministère du travail

Déboutée par l’inspection de travail, le groupe PSA a engagé une procédure auprès du ministère du travail. Connaissant les liens qui unissent le gouvernement Valls et le patronat, les chances pour que le ministère refuse le licenciement sont maigres. C’est d’ailleurs une voie légale par laquelle beaucoup de syndicalistes sont licenciés. Une vraie procédure de licenciement politique.

Le combat pour Isabelle Kryvenac ne fait que commencer. Il faut impérativement continuerla campagne de pétition en ligne. La mobilisation dois prendre en autre sens sur le terrain, dans les sites PSA. Il en va de notre santé au travail, de notre vie tout court. Il faut faire en sorte que les petits grains de sable dans les rouages de la mécanique PSA comme le "Docteur Courage" puissent devenir de bon freins à l’exploitation à l’usine.




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