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Politique

#2017PoutouDoitEnEtre

Meeting Poutou à Evry. « Il faut préparer le troisième tour des présidentielles, dans la rue »

Lundi dernier, Philippe Poutou s’est rendu dans la ville fief de Manuel Valls pour un meeting de campagne aux côtés de plusieurs syndicalistes du département : Ibrahima Dia (syndicaliste Sud-Santé), Angelique Grosmaire (syndicaliste à la Poste) et Florent Grimaldi (syndicaliste chez Renaud) sont venus défendre la candidature de Philippe Poutou dans la ville préfecture de l’Essonne. Une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées pour rencontrer le candidat et débattre des thèmes abordés. Joanna Pena Flores

jeudi 19 janvier 2017

« De l’argent c’est sûr il y en a, dans les poches de notre patronat ! »


Des attaques patronales, une course au profit et des luttes collectives. C’est ainsi que l’on pourrait résumer les interventions des trois syndicalistes qui ont dénoncés les conditions de travail dégradées qu’ils rencontrent au quotidien.

A la poste, alors que les incessantes réorganisations du travail ont coûté la vie à de nombreux travailleurs ces dernières années, la stratégie patronale de réduction des coûts se poursuit. Or, comme le rappelle Angélique G, les profits ne manquent pas pour le patronat : « D’un côté on a une direction qui n’a plus qu’un seul but, c’est de se débarrasser d’une partie de son personnel pour augmenter ses profits […]La poste n’est pas à plaindre côté profit, bien au contraire, les derniers chiffres annuels laissent rêveurs, enfin surtout les financiers ! On a un chiffre d’affaire du groupe annoncé de 23 milliards d’euros en 2015 ! ». Face à la casse généralisée du service public, elle annonce qu’un Collectif Départemental pour la défense des services publics est en cours de constitution.

Chez Renaud, ce sont les revenus faramineux de Carlos Ghosn, président de l’entreprise qui touche près de 15 millions d’euro par an, qui révoltent Florian G : « même la droite a été choquée par ce chiffre, c’est dire s’il va loin ? ! ». Il rappelle que dans le même temps, le groupe joue sur la mise en concurrence des travailleurs à l’échelle internationale pour maintenir ses profits, tout en attaquant très durement les conditions de travail dans l’accord d’entreprise signé dernièrement. Sous la menace du chômage et malgré les milliards de bénéfices, ce sont encore des suppressions qui ont été actées par la CFDT et FO.

Une candidature ouvrière pour faire entendre les luttes collectives


Face à ces attaques patronales, les syndicalistes présents ont rappelé la nécessité des luttes collectives :« On veut monter un véritable rapport de force interprofessionnel, nous vivons toutes et tous les mêmes attaques, il faut arrêter les grève secteur par secteur et bureau par bureau, c’est bien tous ensemble qu’on va gagner ! » explique Angélique. Au delà des deux tours de l’élection présidentielle, ce qu’il faut préparer c’est donc ce « troisième tour social » qui aura lieu, que Macron, Fillon ou Le Pen accède à la présidence. Un troisième tour qui doit se préparer pendant les présidentielles, au moment où la voix de celles et ceux qui luttent peut retentir plus que jamais à l’intérieur du jeu démocratique de la cinquième république.

Car s’est bien le sens de la candidature de Philippe Poutou, celui de représenter le camp des travailleurs autour d’un « programme de lutte » : « On est là, on a une identité sociale : on est une candidature ouvrière avec un programme anti-capitaliste.[…]on veut s’inviter au banquet qu’est la présidentielle où habituellement ils aiment se retrouver entre eux, comme on a pu le voir pendant les débats de la primaire ».

Alors qu’une tribune parue dans le monde et une pétition circulent depuis une semaine pour défendre la présence d’un candidat ouvrier anticapitaliste à la présidentielle, Philippe Poutou a rappelé l’importance de gagner les 500 parrainages nécessaires et invité les personnes présentes à se joindre à la campagne.




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