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Alliance de l’extrême-droite

Menacé d’inculpation pour corruption, Netanyahu veut annexer les colonies de Cisjordanie

Alors que Benyamin Netanyahu entame son cinquième mandat à la tête de l’état israelien grâce à une alliance avec l’extrême-droite et les religieux orthodoxes, il pourrait être mis en examen dans 3 affaires de corruptions. C’est dans ce contexte qu’il s’apprête à réaliser une de ses promesses de campagne : annexer les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une fois de plus, il s’agit de sécuriser sa position avec le sang des palestiniens.

jeudi 11 avril

Crédits photo : Olivier Douliery-Pool/Getty Images

Netanyahu à remporté le 9 avril son cinquième mandat de premier ministre de l’Etat israélien. Ce cinquième mandat est le résultat d’une alliance entre le Likoud, les religieux ultra orthodoxes et l’extrême-droite nationaliste. En effet, en Israël, le premier ministre n’est pas uniquement désigné à partir de son nombre de siège au parlement mais aussi en fonction de ses alliances, avant même que celles-ci ne soient effectives. Afin de sécuriser cette alliance entre partis réactionnaires, Benjamin Netanyahu a promis l’annexion des colonies, grandes comme petites, en Cisjordanie.

De son côté, le procureur général de l’Etat d’Israël Avichaï Mandelblit, comme l’annonce le journal i24, avait annoncé le 28 février que Netanyahu était sous le coup de 3 enquêtes pour corruption. Ces trois dossiers surnommés 1000, 2000 et 4000 pourraient conduire à la mise en examen et au jugement de celui qui a gagné les élections législatives.

Dans le premier dossier, Benjamin Netanyahu est accusé d’avoir octroyé des faveurs au producteur Arnon Milchnan en échange de cadeaux. Le dossier 2000 est quant à lui beaucoup plus proche d’un scandale politique. En effet, dans ce second dossier le premier ministre est accusé d’avoir convenu un accord avec le propriétaire d’un journal, le Yedioth, Ahronoth, visant à affaiblir les journaux concurrents en échange d’un œil concilient dans sa campagne politique. Le dossier 4000, est encore plus grave : échanger une couverture favorable du site Walla contre des facilités règlementaires.

Pour se prémunir d’un scandale qui aurait pu lui couter sa place de premier ministre, Netanyahu a cherché à séduire davantage l’extrême droite nationaliste ou religieuse. Dès la fin mars, il avait écourté un voyage aux Etats-Unis pour mener des représailles à la suite d’une roquette arrivée en banlieue de Tel-Aviv. Cette surenchère anti-palestinienne s’est accentuée avec la décision d’annexer les colonies de Cisjordanie contre l’avis de l’armée israélienne représentée par Benny Gantz, l’ancien chef d’état-major de Netanyahu et principal adversaire dans les élections.

Une telle annexion, bien qu’allant à l’encontre des décisions de l’ONU aurait lieu avec la bénédiction de l’impérialisme américain. En effet, depuis le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem l’an passé, qui a marqué la reconnaissance de la ville comme capitale d’Israël, l’extrême droite sioniste ne voit plus de limites à ses ambitions.

Comme l’an passé avec ce déplacement d’ambassade, il s’agit de se garantir un crédit auprès des franges les plus réactionnaire de la société israélienne au dépend des palestiniens. Le poste de premier ministre ainsi obtenu pourrait ainsi permettre de changer la loi et de s’assurer une certaine immunité.




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