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Politique

Pas de justice, pas de paix

Metz. Provocations de la police à la manifestation contre le racisme et les violences policières

A l’appel du collectif Metz en lutte, de la CGT Neuhauser, de la CNT et différentes associations et collectifs militants, 1500 personnes se sont réunies ce samedi 6 juin place de république, à Metz, pour manifester contre le racisme et les violences policières. Les provocations policières étaient encore une fois à l’ordre du jour.

lundi 8 juin

Dans une ambiance de combativité et colère, faisant écho aux nombreuses et massives manifestations ailleurs dans le monde, énormément de jeunes, dont nombreux qui manifestaient pour la première fois, étaient présents à Metz ce samedi au rassemblement. Au bout d’une heure, les manifestants rassemblés sur la place ont décidé de partir en manifestation dans la ville. Une bonne ambiance et beaucoup de combativité dans la manifestation, où l’on pouvait entendre de nombreux slogans : « Justice pour Adama », « police partout, justice nulle part ».

En tête de cortège une banderole donnait le ton et affichait le mot d’ordre « Pour détruire le racisme, renverser le capitalisme ! ». Une fois la manifestation arrivée devant la préfecture, les gendarmes ont bloqué l’accès. Malgré les nombreuses provocations des forces de répression, les manifestants ont répondu par des slogans et ont posé un genou à terre en réclamant justice, à l’image de ce qui s’était fait dans de nombreuses autres manifestations dont les images sont devenues virales sur les réseaux sociaux.

Les manifestants ont décidé de faire marche arrière et se rendre au tribunal de grande instance. Une fois arrivés sur place, ils ont décidé de coller leurs pancartes sur la porte du Palais de Justice.

C’est devant le Palais de Justice que la police a commencé à réprimer. Ils ont commencé à gazer la foule et procédé à des arrestations arbitraires sur des manifestants pacifiques. Plusieurs manifestants ont été touchés par les gaz lacrymogènes, dont des mineurs ! Les médias traditionnels se sont empressés de parler de la porte du tribunal légèrement abîmée et du procureur général qui a reçu un projectile dans le visage, sans gravité, mais en aucun cas ils ont parlé de la violence des interpellations et des provocations faites par la police, qui ont même utilisé la technique d’arrestation controversé du genou sur le cou, la même qui a tué George Floyd !

En fin de manifestation, la BAC a insulté des étudiants avec des « y’a les taffioles qui se barrent », des propos clairement homophobes et inadmissibles, utilisés pour intimider et provoquer les manifestants.

La réussite de cette manifestation, malgré les nombreuses provocations policières, montre encore une fois que nous avons eu raison de se mobiliser. Nous continuerons à organiser des manifestations contre les violences policières et le racisme partout en France. Au sein de nos organisations syndicales et de toutes les organisations du mouvement ouvrier, nous devons sans tarder discuter de l’importance de ces combats et de comment les travailleurs peuvent être solidaires et agir dans cette lutte avec nos propres méthodes, celles de la grève. Car nous sommes conscients que les capitalistes et les classes dominantes utilisent le racisme pour diviser notre classe, nous monter les uns contre les autres, et stigmatiser la jeunesse et les travailleurs des quartiers populaires, à l’aide des méthodes de harcèlement et répression policière. Nous et nos organisations ne doivent pas regarder ailleurs. Nous devons prendre ces problèmes à bras le corps, et chercher à organiser la force capable de renverser l’ensemble de ce système capitaliste, une alliance des travailleurs, des travailleuses, de la jeunesse et de l’ensemble des secteurs populaires.

Comme le disait Angela Davis, « Pour détruire les racines du racisme, il faut renverser tout le système capitaliste ».




Mots-clés

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