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Michelin attaqué en justice pour mise en danger de ses salariés

C’est à l’usine de Michelin de la Combaude, à Clermond-Ferrand, qu’une dizaine de soudeurs ont porté plainte contre l’entreprise. Les travailleurs auraient été exposés à des fumées de soudage toxiques sans même être informés des risques pour leur santé.

vendredi 10 juillet

Crédit photo : Radio France / Emmanuel Moreau

Les taux de Chrome étaient supérieurs à la réglementation

En 2018, des taux de Chrome VI supérieurs à la réglementation ont été détectés dans l’atmosphère des ateliers. Les travailleurs ont exprimé leur mécontentement par la suite et ils ont subis des tests médicaux mais honteusement la médecine du travail a expliqué que leur mauvais état de santé était dû non pas à leurs conditions de travail mais à leur alimentation.

« Ils nous ont toujours menti »

Yves Meurnier, maintenant retraité, explique que la direction de Michelin leurs a toujours menti par rapport aux contrôles atmosphériques. Il explique ainsi à France Bleu « Quand on demandait où on en était, c’était toujours "c’est bon, y a rien". Nous on faisait confiance. Ils nous ont menti tout le temps. On s’est fait empoisonner ». Yves Meurnier a aujourd’hui plusieurs problèmes de santé liés à son ancien métier, notamment des taux de ferritine trois fois plus élevés que la norme.

Une dizaine des travailleurs ont porté plainte

Fin 2018, ce sont les élus CGT du CHSCT qui saisissent l’inspection du travail qui constate plusieurs fautes de la part de l’usine comme les taux de Chrome VI supérieurs à la norme ainsi que le manque d’évaluation et d’information lié aux risques pour la santé des salariés.

Suite à ces événements, une dizaine de soudeurs, la moitié en retraite et l’autre moitié toujours en activité, ont déposé en début d’année une plainte contre Michelin de la Combaude et le procureur a lancé une enquête.

Le report de hausse de salaires annulé

C’est aussi à Michelin de la Combaude que la justice a annulé le report de la hausse de salaires. En effet, l’usine voulait reporter à l’année prochaine une augmentation de salaires prévue avant le confinement. La direction aurait parlé avec certains salariés pour les convaincre de la nécessité de reporter la hausse de salaires à cause de la mauvaise situation économique engendrée par la pandémie de Covid-19.

La justice a estimé que l’accord collectif qui avait été signé auparavant ne pouvait pas être annulé par des accords individuels.

Tout est bon pour la direction de Michelin afin de faire du profit. Ils étaient près à revenir sur les hausses de salaires à cause du Covid-19, alors qu’ils avaient voulu relancer la production inutile lors de la pandémie . Ici, malgré les nombreuses alertes des ouvriers, la direction ne les aurait pas pris en compte, et n’ont pas changé l’aspiration défectueuse ou inefficace et ce, pour le profit et surtout au dépend de la santé et de la vie de ses ouvriers.




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