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Jeunesse

Militants du Poing Levé agressés à Montpellier : l’extrême-droite chasse en bande autour de la fac

Ce dimanche vers 22 heures, trois membres du collectif étudiant Le Poing Levé ont été agressés par des militants d'extrême-droite. Cagoulés, armés d'une gazeuse et filmant toute la scène, ces derniers étaient clairement en chasse aux alentours de la fac, à la recherche de militants ou de personnes à agresser.

mardi 8 novembre

C’est une agression particulièrement choquante qui a eu lieu dimanche soir, devant l’entrée principale de l’université Paul Valéry. En pleine campagne pour les élections étudiantes, alors que l’activité politique bat son plein sur le campus, une bande de militants d’extrême-droite patrouillait visiblement en voiture pour en découdre avec les militants politiques des organisations de gauche et d’extrême-gauche.

Repérant des militant du Poing Levé et de Révolution Permanente en train de coller, ils ont foncé à leur hauteur en voiture, puis sont descendus, cagoulés et équipés d’une gazeuse, en filmant la scène, pour les insulter et les menacer.

Nos camarades ont réussi à partir sans dégâts malgré les menaces que leur adressaient les fascistes alors qu’ils s’éloignaient. Voilà ce que veut faire l’extrême droite sur les universités : intimider et traumatiser les militants politiques.

Le fait que des membres de groupuscules néo-fascistes s’organisent et chassent aux alentours de la fac afin d’agresser et terroriser les militants de gauche est un événement très grave qu’il est essentiel de ne pas banaliser.

Depuis plusieurs semaines, l’extrême-droite est de plus en plus active sur la ville comme en témoignent les tags racistes, homophobes et nazis autour de la fac Paul Valéry, ou les attaques ultra-violentes contre le bar associatif Le Barricade.

Dans le passé déjà, l’extrême-droite montpelliéraine avait montré tout sa dangerosité le 22 mars 2018, lorsqu’un commando cagoulé et armé de taser et de matraques attaquait un amphithéâtre occupé dans le cadre du mouvement étudiant.

Ces groupuscules violents ne constituent pas une menace qu’envers les militants d’organisations politiques, mais aussi envers l’ensemble des étudiants ciblés par leurs discours haineux : femmes, personnes LGBTI, personnes musulmanes ou assimilées comme telles, racisés.

Il est indispensable que nous ne banalisions pas cette agression et les violences commises par l’extrême-droite, et que nous opposions à chacune de leur action une réponse la plus forte et massive possible.

Pour rappeler qu’elle n’aura jamais sa place ni dans nos facs, ni dans nos rues, nous appelons à un rassemblement le lundi 14 novembre, à 12h devant la bibliothèque universitaire de Paul Valéry.



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