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Grève des enseignants

Mobilisation des profs à Montpellier : « Nous nous battons aux côtés de tous ceux qui luttent pour sauver leur retraite ! »

Une grande partie du secteur de l'éducation est mobilisée à Montpellier, en particulier les écoles élémentaires et les écoles maternelles, qui sont toutes fermées ou presque.

mardi 24 décembre 2019

Le mouvement de grève nationale du mardi 17 décembre affecte la totalité des écoles de Montpellier. Toutes les écoles maternelles ou presque sont fermées et de nombreuses écoles élémentaires aussi. La situation sur les lycées est un peu plus compliquée au vu de la grande répression tant policière qu’administrative qui s’abat sur les lycéens.

Cependant les profs de lycées tentent de se mobiliser comme ils peuvent et lorsque les élèves bloquent, les profs sont présents avec eux sur les piquets de blocage le matin.

Les profs n’en restent pas là et ne se contentent pas de simplement se mettre en grève. Plusieurs assemblées générales ont eu lieu par secteur de Montpellier, certaines AG réunissant jusqu’à presque 100 profs et personnels.

Ils ont également réalisé des actions de tractage pour visibiliser la grève dans toute la ville. Pas plus tard qu’aujourd’hui, ils ont d’ailleurs réalisé une nouvelle action tractage avec les cheminots de Montpellier, ce qui constitue un début de convergence qu’il faut appuyer et continuer de mener.

Sur les piquets, la colère des enseignants et personnels n’est pas prête de se tarir, comme l’explique Cécile, enseignante mobilisée :

« Il s’agit de continuer, rester présents et se faire voir, entendre : DURER et gagner ce bras de fer que le gouvernement impose aux travailleurs, chômeurs, retraités, jeunesse.... Les enseignants, les cheminots là ce matin sont POUR une reconduction des grèves tant que le gouvernement ne retirera pas ce projet de réforme.

Trêve ? Sommes-nous en guerre ? Partout le gouvernement attaque les droits, des travailleurs, casse le service public, démolit des vies, maltraite le peuple, alors oui hélas, ce mot est dans son contexte.

Alors à la trêve, la réponse sera non. Cette réforme n’est qu’un bout de toute la maltraitance de ce gouvernement envers nous, le peuple. Peu inquiets et peu concernés par toutes les coupes franches, par tout ce qu’ils décident pour la vie du peuple, Macron et son petit monde se fichent des effets de ce qu’ils organisent, tels des poupées de cire, bien emballées, à l’abri.

Qu’ils se méfient, le peuple est bouillant et la planète encore plus, ils risquent de fondre ! Soyons ensemble quelques jours en grève pour obtenir pour le reste de nos vies et celles des futures générations. »

Un texte a également été écrit par les enseignants mobilisés de Petit-Bard Cévennes, que nous relayons ici :

« "On est là, on est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là."

Nous, enseignants du Petit-Bard Cévennes, de la maternelle au lycée en passant par l’élémentaire et le collège, nous sommes rassemblés ce jeudi 19 pour être là, au cœur du quartier. Là, avec les habitants et autres citoyens, ovationnés et encouragés par les klaxons de la quasi totalité des automobilistes, au cours de cette opération de tractage.

Au travers de notre refus de cette réforme des retraites, nous dénonçons l’attitude et le projet du président et de son gouvernement. Au-delà du mépris, de la maltraitance, et l’abandon des derniers vestiges du service public ! Les réformes en matière d’éducation se succèdent, sans concertations ni évaluations, à une vitesse inouïe et inutile. Et loin de s’améliorer, la situation se dégrade. Tout particulièrement dans notre quartier, d’éducation soi-disant prioritaire renforcée !

Nous, les enseignants, subissons des choix politiques coupés de la réalité du métier, dans le seul but de nous demander plus sans nous payer plus. Pour compenser nos pertes avec la nouvelle retraite, on nous annonce une revalorisation mais le budget n’existe pas ! Ils vont vouloir rentabiliser, pardon optimiser, enfin réduire les coûts, quoi... Nous ne voulons pas que l’école subisse le même sort que l’hôpital !!!

Messieurs dames du gouvernement, est-ce là votre choix ?

Seul le président et son gouvernement sont responsables des gênes occasionnées au cours de ce mois de décembre. Le discours culpabilisateur, sur les travailleurs grévistes qui empêcheraient les autres de rester sur les rails, est rôdé, méfions nous ! Le gouvernement ne prend soin que de lui et des siens. On le (Dele-) voit maintenant !

Les enseignants se battent aux côtés de tous ceux qui luttent pour sauver leur retraite.

Les enseignants se battent pour une école juste, pour tous, avec de véritables moyens.

Les enseignants sont profondément attachés à la solidarité et aux services publics.

Les enseignants Petit-Bard Cévennes »

Pour soutenir les grévistes, le lien de la Caisse de solidarité des personnels de l’éducation de l’Hérault par Sud Éducation 34




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