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Jeunesse

J-9

Mobilisation du 26 dans les facs : Pour gagner élargissons le mouvement !

Assemblées Générales, actions « Resto U Gratuit », et rassemblements ont eu lieu ce mardi pour la première journée de mobilisation étudiante contre la précarité étudiante et la réforme des retraites. Si la journée a montré que de nombreux étudiants sont prêts à se mobiliser, tout est encore à jouer pour construire une véritable mobilisation capable de faire plier le gouvernement.

mercredi 27 novembre 2019

Assemblée Générale à Tolbiac ce mardi 26 novembre

Les assemblées qui se sont tenues dans plusieurs universités du pays sont le signe que le mouvement étudiant pourrait bien se joindre à la grève générale du 5 décembre. Mais avec des AG à quelques centaines (200 à Tolbiac, 300 à P8, et moins d’une centaine à P7), il semble encore dans une phase de réveil qu’il s’agit d’accélérer, pour que la jeunesse joue effectivement un rôle dans la contre-offensive face au gouvernement, et participe à faire gagner le mouvement.

Si dans différentes villes, plusieurs actions ont été mises en place pour faire entendre la voix des étudiant.e.s mobilisés contre la précarité étudiante, à neuf jours du 5 décembre il faut faire en sorte de massifier le mouvement étudiant afin d’être prêts pour peser dans la bataille.

Contre toute logique minoritaire, les étudiant.e.s les plus déterminés doivent s’efforcer de penser comment mobiliser, chaque jour qu’il nous reste avant le premier jour de grève reconductible, des franges bien plus larges d’étudiant.e.s. Pour prendre l’exemple du centre Tolbiac, emblématique depuis qu’il a été au cœur des mouvements de 2016 et 2018, les 200 étudiant.e.s qui ont participé à l’Assemblée générale ce mardi 26 novembre doivent être un point d’appui pour s’organiser et chercher à convaincre plus largement, afin de construire une véritable mobilisation dans les universités, qui décide des suites du mouvement, de ses revendications et de ses actions.

Egalement, faire une croix sur l’objectif de prendre la rue en se limitant à des rassemblements statiques comme ceux qui ont eu lieu en fin d’après-midi appelés par le syndicat Solidaires Etudiant.e.s, plutôt qu’en cherchant à coordonner les différentes facs mobilisés pour organiser de grands cortèges étudiants, empêcherait à le mouvement étudiant de peser dans le rapport de force.

En ce sens, l’auto-organisation est cruciale pour massifier le mouvement et lui donner des réelles perspectives pour gagner la bataille. Les Assemblées générales doivent être le lieux de vrai débats politiques pour chercher à convaincre la majorité des étudiant.e.s de la nécessité de se mobiliser massivement, et de devenir le centre névralgique de la préparation du 5 où convergent étudiant.e.s et travailleur.se.s. Comme le disait Irène, travailleuse de la RATP venue soutenir les étudiants de Tolbiac ce matin, la convergence étudiant-travailleur est le cocktail explosif qui fait reculer les gouvernements, et la jeunesse doit chercher tous les moyens pour opérer une jonction avec les secteurs déterminés à paralyser le pays à partir du 5 décembre.




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5 décembre   /    Grève   /    Paris   /    Université   /    Jeunesse