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Jeunesse

Violences policières

“Mon fils est traumatisé” : des gendarmes cassent une côte à un ado de 13 ans

Dans la nuit du 8 au 9 avril, dans le Loiret, un adolescent de 13 ans a été interpellé et frappé par des gendarmes, pour non-respect du confinement. Le garçon a notamment eu une côte cassée, et sa famille a porté plainte.

jeudi 30 avril

Crédit photo : DENIS CHARLET / AFP

Les faits ont eu lieu à Châteauneuf-sur-Loire, dans le Loiret, dans la nuit du 8 au 9 avril comme le précise Le Parisien. Un adolescent de 13 ans était dans la rue, et, prenant peur en voyant les gendarmes, se met à courir. Lorsqu’ils le rattrapent, ils le plaquent au sol, le menotte et le rouent de coups.

Ils lui ont donné des coups de poing et des coups de genou”, témoigne le père du jeune garçon. Résultat : 5 jours d’ITT, notamment dûs à une côte cassée. “Il a fait le mur pour aller jouer à la Playstation chez un copain. Quand il a vu les gendarmes, il a eu peur de se faire punir et de se prendre une amende, il a mis sa capuche et s’est mis à courir.

Mon fils est traumatisé. L’amende pour non-confinement, il n’y a pas de problème, je la paierai. Il est sorti, il doit être puni, c’est normal. Mais des gendarmes n’ont pas le droit de faire ça à un gamin, ça je ne lâcherai pas” explique son père, qui a déposé plainte pour violences aggravées sur mineur.

En ces temps d’épidémie, le déferlement de violences policières pour faire régner l’ordre d’un confinement autoritaire sert en réalité à masquer la gestion catastrophique de cette crise sanitaire, conséquence de l’absence de moyens dans les hôpitaux et la recherche due aux politiques néolibérales de casse du service public.




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