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Jeunesse

Rentrée agitée #JusticePourThéo

Montpellier. 400 lycéen.ne.s dans la rue en soutien à Théo et contre les violences policières

Photo Arnaud Dufau Suite à l'appel national à bloquer les lycées jeudi 23 février en soutien à Théo et contre les violences policières, cette semaine de rentrée voit se multiplier les manifestations de la colère des lycéens montpelliérains. Des tentatives de blocage ont eu lieu dès lundi et toute la semaine. Une AG inter-lycées s'est tenue mercredi afin de préparer la journée du lendemain, et quatre cents lycéens sont descendus dans les rues jeudi. Le mouvement touche désormais quatre lycées. Une quinzaine d'élèves a été interpellée par la police depuis le début de la semaine. Correspondants Montpellier

jeudi 23 février 2017

C’est à Clémenceau et Mermoz que le mouvement a commencé avec une cinquantaine de lycéens mobilisés dès lundi 20.

Mercredi 22, une centaine d’élèves ont tenté de bloquer le lycée Mermoz. Plusieurs camions de CRS sont arrivés rapidement, empêchant la poursuite du blocage, et de légers affrontements ont éclaté. Les lycéens mobilisés sont ensuite partis en cortège dans le quartier Antigone, remontant vers le centre-ville. Une AG inter-lycées a regroupé des lycéens de Mermoz, de Clémenceau et de Jules Guesde : un signe encourageant d’auto-organisation des lycéens pour préparer la journée du lendemain.

Jeudi 23, dès tôt le matin, le dispositif policier était impressionnant : BAC, Police Nationale et CRS étaient postés devant les lycées pour empêcher en amont et par la force tout blocage. Contrôle d’identité, menaces et provocations policières étaient au rendez-vous pour forcer les lycéens à étudier sagement. Au lycée Mermoz, on a pu voir pas moins d’une quinzaine de camions déployés, pour une cinquantaine d’élèves postés devant le lycée au total ! Pendant ce temps, des lycéens de Jules Guesde, de Léonard de Vinci et de Jean Monnet faisaient route vers le centre-ville pour rejoindre ceux de Mermoz. Vers 9h30, c’était ainsi 400 lycéens qui avaient convergé pour manifester leur refus des violences policières, et exprimer leur soutien à Théo.
Le cortège a alors déambulé dans la ville en essayant de débrayer d’autres lycées. La TAM, que sa politique tarifaire et de contrôle érige pour beaucoup d’étudiants, lycéens et travailleurs comme un des symboles quotidiens de l’oppression capitaliste, a été égratignée au passage ; le réseau de tram a été perturbé toute la matinée. La police, les CRS et la BAC entouraient le cortège et ont tiré leurs grenades lacrymogènes sans sommation dans les rues passantes du centre-ville.

Vers midi, le cortège étant au plus gros et revenant dans le quartier d’Antigone, la police met la pression en bloquant certaines avenues. La situation se tend près du commissariat central : les tirs de lacrymo et flashball pleuvent. Blessures aux bras, à l’arcade : les lycéens ramassent.




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