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Répression

Montpellier : un mineur poursuivi par la BAC jusque dans un local associatif !

A Montpellier, suite à la manifestation de l'acte XIV des Gilets Jaunes, une vingtaine d'agents de la Brigade Anti-Criminalité, armés – grenades à la main – et cagoulés, ont poursuivi un jeune de 17 ans jusque dans le local associatif Le Barricade avant de l'en expulser violemment et de procéder à son interpellation.

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A Montpellier, après une manifestation massive et déterminée des Gilets Jaunes, exigeant notamment l’amnistie des Gilets Jaunes ainsi que la libération de tous les prisonniers du mouvement, une vingtaine d’agents de la Brigade Anti-Criminalité, armés – grenades à la main – et cagoulés, ont poursuivi un jeune de 17 ans jusque dans le local associatif Le Barricade.

Les policiers ont fait irruption brusquement et violemment dans le local, causant des dégradations, avant d’en pousser les occupants afin d’interpeller un mineur qui s’était réfugié, terrorisé, dans les toilettes du Barricade.

Ce dernier est ressorti des toilettes menotté, le nez en sang, signe manifeste des violences commises, une fois de plus, par les agents de la BAC.

A Montpellier comme ailleurs ceux-ci sont en effet loin d’en être à leur coup d’essai en matière de répression policière. On peut se rappeler par exemple l’usage du taser par un agent de la BAC à l’encontre de lycéens pacifistes devant le lycée Joffre à Montpellier.

Dans la vidéo de l’interpellation ci-dessous, publiée par le collectif du Barricade, il est possible d’entendre l’un des agents répondre laconiquement aux protestations contre leur irruption dans un lieu privée et contre leur violence : « Et bah ? Il est interpellé là. Il est interpellé ce monsieur. »
Comme s’il était ordinaire et anodin de procéder à l’interpellation particulièrement brutale et musclée d’un mineur de 17ans réfugié dans un local associatif. En matière de répression, la Brigade Anti-Criminalité a une fois de plus démontré la brutalité et le zèle qui lui sont caractéristiques

Alors que Benalla, libre, se prélasse à Marrakech, alors que le ministre de l’intérieur Christophe Castaner ne voit aucune violence policière et tandis que Christophe Dettinger va dormir en prison la répression sans limites reste la seule réponse du gouvernement Macron à la contestation sociale actuelle.


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