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Le travail tue

Mort au travail : un intérimaire de 18 ans meurt dans un abattoir

Lundi 25 octobre, un jeune homme travaillant dans un abattoir des Côtes d’Armor a été retrouvé mort sous un box de 500 kg rempli de volaille. Si l'enquête est en cours concernant le contexte du drame, il ne fait aucun doute qu'il s'agit là d'une mort de plus liée au travail précaire dans des conditions insoutenables.

mercredi 27 octobre

Crédits photo : capture d’écran Google Street View

Lundi 25 octobre, un jeune homme travaillant dans un abattoir LDC Bretagne des Côtes d’Armor a été retrouvé mort sous un box de 500 kg rempli de volaille.

Vers 10h45, les pompiers ont été appelés et ont retiré le box. Le jeune homme était en arrêt cardio-ventilatoire. Le SMUR et les pompiers ont tenté de le réanimer, mais il était trop tard pour la victime.

L’entreprise serait « en état de choc » et tente de se justifier en appuyant sur le fait que le jeune homme avait la formation pour occuper ce poste.

Ce drame met en avant les conditions de travail désastreuses et dangereuses dans ce secteur, avec un nombre plus élevé d’accidents du travail. Plusieurs enquêtes montrent que les conditions de travail des métiers de la viande sont violentes et accentuent les accidents de travail et les maladies professionnelles, notamment avec des cadences insoutenables. Un grand nombre des salariés sont des intérimaires, donc sous payés et sous formés. Ces emplois précaires avec une grande dangerosité sont un danger pour les travailleurs, qui doivent suivre des cadences exacerbées, ce qui augmente la dangerosité du métier.

De manière générale, le système capitaliste impose des conditions de travail désastreuses et ce dans tous les secteurs. En France, en 2019, ce sont 733 salariés sont qui sont décédés dans un accident du travail, selon Le Monde, « soit en moyenne quatorze par semaine (hors accidents de trajet), avec une surreprésentation chez les jeunes (plus nombreux dans les secteurs à risques), les hommes (le partage des risques est genré), les intérimaires (mal formés, mal équipés) ». Ainsi, la réalité est bien loin de ce que Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’Industrie et ancienne cadre supérieure, tentait de vendre quand elle évoquait « la magie » des lignes de production.

Le tragique décès de ce jeune travailleur vient rappeler que la gestion capitaliste de l’industrie, notamment alimentaire, engendre de nombreuses conséquences inacceptables, de la souffrance animale aux conditions inhumaines de travail, pouvant aller jusqu’au décès de salariés du secteur.

Toutes nos condoléances vont à la famille et aux proches de la victime.




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