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Notre classe

Les banquiers doivent payer cher !

Mouvement de grève chez BNP Paribas

En plein débat sur le manque de pouvoir d’achat avec le mouvement des Gilets Jaunes, le Directeur des Ressources humaines de BNP Paribas annonce que le groupe « n’a pas de marge pour augmenter les salaires ».

lundi 3 décembre 2018

Suite à l’annonce du directeur des ressources humaines de BNP Paribas sur le gel des salaires lors des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), tous les syndicats ont décidé d’appeler à un mouvement de grève, mais également de se mobiliser pour le manque d’effectifs et le mal être au travail.

En effet, alors que la direction annonce l’euphémisme de « transformations des métiers », elle confirme en même temps une réduction de 650 postes dans le secteur de la banque de financement et d’investissement (CIB). Ces « transformations » et suppressions de postes ont inévitablement un impact non seulement dans la charge de travail mais aussi dans le stress que cela implique.

Avec les fermetures de banques, la CGT dénonce « beaucoup de salariés au bout du rouleau, beaucoup de mal-être au travail », un plan social et une situation anxiogène présente dans tous les corps de métiers. Yves Martrenchar le DRH de BNP lui parle « d’une transformation importante de l’entreprise, et d’un accompagnement des salariés », il souhaite « dialoguer » avec les syndicats sur les conditions de travail et le fonctionnement quotidien pour apporter des réponses. Pas grand-chose à attendre donc !

« J’ai d’abord été surpris. Il n’y avait pas eu d’accord lors de la NAO il y a trois ans, mais sans appel à la grève », rappelle Yves Martrenchar dans une interview dans Les Echos. Peut-être que la situation actuelle en France y est pour quelque chose. En effet, avec une situation (presque) insurrectionnelle, de mécontentement profond, avec le mouvement des Gilets Jaunes contre la vie chère, pour une augmentation du pouvoir d’achat, exprimant un ras le bol général, le mouvement de grève est lancé chez BNP Paribas pourrait signifier une tendance de mal-être qui se confirme actuellement dans tout le pays.




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