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Nantes : des cheminots en grève contre les fermetures de postes

Ce mardi 23 avril ce sont 80 agents des lignes TGV et TER de la région nantaise qui étaient en grève pour protester contre les nombreuses fermetures de postes prévues et la politique de rentabilité à outrance de la SNCF.

mardi 23 avril

Cette journée de grève décidée entre militants de la CGT cheminot et SUD Rail a commencé ce matin à 7h30 par un café solidaire sur le parvis de l’entrée Nord de la gare de Nantes. Les grévistes, pancartes en mains, distribuaient leurs tracts en offrant le café aux voyageurs, l’occasion pour eux de les informer sur leurs conditions de travail. Les grévistes faisaient aussi signer une pétition contre les suppressions de poste, ce matin ils ont réussi à récolter une centaine de signatures. Ils se sont ensuite retrouvés en assemblée générale pour parler de la suite du mouvement, puis sont allés voir leur direction pour demander la sauvegarde des postes menacés ainsi que des augmentations de salaire.

Les conditions de travail dans la région nantaise

Depuis la réforme ferroviaire de Macron, les conditions de travail ne font que se dégrader altérant profondément le confort et la sécurité des voyageurs, comme des cheminots. En région nantaise un grand nombre de petites gares ont déjà fermé leur porte, et pour celles qui restent, les guichets ferment progressivement ou les horaires d’ouverture sont de plus en plus restreints. En gare de Nantes, la suppression de 19 postes a considérablement réduit les horaires d’ouverture de la boutique.

La suppression des agents d’expéditions qui surveillent le quai au départ et à l’arrivée des trains mettent considérablement en danger la sécurité des voyageurs. Les points d’accueil et d’informations à l’intérieur des gares sont les prochains secteurs visés par la politique destructrice de la SNCF. Il est même prévu que ce soit une entreprise privée qui prenne en charge les personnes en situation de handicap. La direction justifie toutes ces fermetures par un souhait de dématérialiser 50% des billets, ce sont des gares sans agents que la direction est en train de construire, un bon programme pour la nouvelle gare de Nantes qui devrait être rénovée d’ici en 2020 et dans laquelle il faudra slalomer au milieu de tous les magasins afin de trouver un agent pouvant nous renseigner.

Une situation alarmante

Pour les TER, la région a décidé de réduire les effectifs en imposant aux agents d’alterner entre des tâches d’accueil, de contrôle et de guichet. Leur métiers respectifs formant dès à présent un tout global nommé l’ARC (l’accueil relation client) où chaque employé devrait effectuer les trois métiers à la fois. Pour l’instant, les feuilles de route et les consignes de sécurité n’ayant pas été données, les agents grévistes ont décidé de saisir l’inspection du travail.

Le service groupe notamment utilisé par les associations et lors des voyages scolaires, jusqu’alors géré régionalement, passe sous une direction nationale réduisant de 350 à 90 le nombre d’employés ; ce sont les 39 postes de l’agence groupe de Nantes qui vont alors être supprimés.

Les cheminots sont épuisés par ces conditions de travail toujours plus difficiles imposées par leur direction. Elles s’inscrivent dans la politique actuelle du gouvernement visant à casser le service public. Nous ne pouvons pas laisser le gouvernement détruire le moyen de transport le plus écologique, sachant que celui-ci nous fait déjà payer le prix de la pollution des industries en nous taxant sur le carburant. Soyons solidaire avec les cheminots en grève de la région Nantaise : « Nos conditions de travail sont vos conditions de transport ».




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