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Notre classe

Neuhauser. 5ème jour de grève, trois sites touchés, les salariés n’ont pas dit leur dernier mot !

5ème jour de grève chez Neuhauser où les grévistes de trois sites demandent la prime Covid n'ayant jamais fermé pendant la pandémie. Ils refusent également la division orchestrée par la direction : une même prime pour tous !

vendredi 12 juin

Le groupe Soufflet, qui peu de temps après le début du confinement annonçait « savoir remercier ses salariés » a pu effectivement démontrer toute l’étendue de sa gratitude envers ses employés de Reims en leur remettant... des cartons de croissants !
Pour les sites de Maubeuge et de Fürst, la générosité de Soufflet est montée d’un cran. En effet, la direction de chaque site a décidé d’instaurer un dispositif de chômage partiel en guise de reconnaissance pour les risques, et le travail fourni pendant le confinement afin de remplir leurs chambres froides.

Les salariés eux revendiquent toujours l’attribution de la prime Covid, l’octroi d’une prime à la hauteur des risques auxquels ils ont été exposés, et une augmentation des salaires afin de pouvoir faire face à cette précarité inhérente à la gestion de la crise. Mais aussi une uniformisation des primes sur l’ensemble des sites de France.
En conséquence, et face à un tel mépris, les salariés de trois sites en France passent à l’offensive
Les salariés, pour exprimer leur dégoût, ont décidé d’entamer un mouvement de grève, mettant une fois de plus la direction face à ses responsabilités.
Devant l’indifférence de la direction, les travailleurs et les travailleuses sont restés déterminés et se sont organisés avec des piquets de grève pour durer.
Comme sur le site de Reims, notamment, où l’on a pu voir des salariés ramener, table de ping-pong, canapé, etc…
Celui de Fürst a pu compter sur le soutien des Gilets jaunes, ainsi que sur la compréhension et la solidarité des chauffeurs routiers transitant par le site.
Les piquets de grève sont tenus postes après postes, jour après jour par des travailleurs et des travailleuses dont la détermination n’a d’égal que le mépris de la direction.

Malgré les représailles de la direction via l’assignation au tribunal d’un représentant syndical, les salariés des trois sites de Neuhauser viennent d’entamer leur 5ème jour de grève consécutif.

Après avoir, en vain, joué le pourrissement, la direction tente à présent de négocier sites par sites, afin d’enrayer toute cohésion entre les différents acteurs du mouvement. Loin d’être dupes, les salariés refusent de jouer le jeu de la direction et demandent « à front commun, négociations communes ».

Refusant de revoir sa position, la direction choisit de s’adresser individuellement à chaque syndicat, leur proposant une médiation ultérieure ce qui est inacceptable. C’est en assemblée que les grévistes doivent décider .

Toutefois, si la direction du groupe refuse d’établir le dialogue de manière collective, les travailleurs et travailleuses quant à eux, envisagent de se rendre directement au siège basé à Nogent-sur-Seine afin de l’imposer, reprenant ainsi les slogans des Gilets jaunes en 2018 : « Jean-Michel Soufflet, avec tout ton blé, on vient te chercher chez toi »

Après avoir profité de la crise sanitaire pour taillader les droits des travailleurs et des travailleuses via des ordonnances gouvernementales, le patronat pensait-il réellement pouvoir continuer à exploiter sans vergogne la classe ouvrière ? A cette question, les salariés de la division Neuhauser ont su exprimer leur réponse en affichant un front uni autour d’une cause commune la satisfaction des revendications.

Soutenez les ouvriers de Neuhauser en donnant pour leur caisse de grève !




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