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Nokia : mobilisation massive à Lannion, une nouvelle manifestation le 8 juillet à Paris

Après que l’entreprise ait annoncé un plan de licenciement massif au détour d’une réunion de comité social et économique central (CSEC) à la mi-juin, les salariés ont commencé par répondre massivement à Lannion ce samedi 4 juillet. Une première réponse d’ampleur qui se poursuit à Paris pour une journée nationale de mobilisation le 8 juillet pour se battre pour la conservation des 1 233 postes menacés.

lundi 6 juillet

Dans une ambiance combative, ils étaient plus de 5 000 personnes à Lannion ce samedi à l’appel des syndicats pour défendre les emplois. Des travailleurs de Nokia, mais aussi des salariés de Hop ! et de la Fonderie de Bretagne étaient présents ce samedi pour lutter contre les licenciements.

« Il n’y a pas de difficultés économiques. On nous a même remerciés pour notre mobilisation durant cette crise sanitaire, des produits ont également été sortis en avance. On ne sait pas quels motifs économiques vont être avancés pour justifier cette décision ». Ces mots sont ceux de Bernard Trémulot, délégué CFDT. Comme dans beaucoup de boites à la sortie de la pandémie, les salariés et organisations syndicales du groupe Nokia ont été informés d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) concernant plusieurs milliers d’emploi.

À l’instar de nombreuses entreprises, les PSE sont la méthode made in Macron de supprimer des milliers de postes sous prétexte de vouloir sauvegarder l’emploi. Après avoir été au cœur de la crise sanitaire en continuant d’honorer les commandes du groupe, ce sont 1 233 postes qui seront supprimés sur plusieurs sites, dont Lannion et Nozay.

« On nous a parlé de problèmes de cash, de profitabilité, tandis que cinq milliards de dividendes ont été distribués aux actionnaires depuis 2016. Et c’est le quatrième plan social depuis 2016 » dénonce l’intersyndicale, qui a appris la tenue du PSE au détour d’une réunion de CSEC. Après plusieurs démonstrations de colère sur leurs sites respectifs, les salariés ont décidé d’appeler à une mobilisation nationale le 8 juillet pour faire front ensemble. Et si le gouvernement qui a reçu les partenaires sociaux de Nokia fin juin en demandant au Groupe « de revoir son plan », les salariés attendent de vrais résultats, qu’ils comptent obtenir par la mobilisation.
« Tout le monde est trahi dans cette histoire », prévient Bernard Trémulot, avant de poursuivre dans les colonnes du Télégramme, « On va encaisser le coup, reprendre nos esprits et se bagarrer ».

Après la mobilisation très réussie de Lannion, ce nouvel appel à mobilisation ce mercredi 8 juillet à Paris doit permettre de faire converger d’autres secteurs face à la casse de l’emploi généralisé. Elle peut être une démonstration importante au-delà de Nokia, pour tous les travailleurs faisant face à une situation similaire. Relever la tête et se coordonner pour se battre, voilà le mot d’ordre que lancent les salariés de Nokia en réponse au scandaleux PSE de leur direction.

Si cette dernière tente de se justifier en invoquant un plan de « rationalisation » de l’emploi, le 8 juillet doit être un avertissement pour l’ensemble du patronat qui tente de licencier les salariés qui auront été au cœur de la crise sanitaire. De Renault à Nokia en passant par l’aéronautique, ce type de mobilisations est d’une importance cruciale pour éviter que ne déferle un tsunami de licenciements ayant pour objectif de préserver les profits des actionnaires et du patronat avec complicité du gouvernement.




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