^

Notre classe

Non à la répression des militants étudiants ! 200 soutiens au procès des quatre de Nanterre

Un rassemblement était appelé hier midi pour soutenir les quatre militants étudiants de Nanterre qui passaient devant la justice dans le cadre d’une procédure visant à réprimer leur travail syndical. Le procès a finalement été renvoyé au 14 février.

lundi 29 juin

Près de 200 soutiens étaient réunis devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre ce lundi pour le procès de Selim, Ayoub, Barth et Victor. Les quatre militants étudiants comparaissaient suite à la plainte de vigiles qui avaient tenté d’empêcher les militants d’assister à une CFVU pour y défendre leur combat en faveur des étudiants « sans-facs » en octobre 2019.

« Les vigiles nous ont empêché physiquement de rentrer. Quelques semaines après on se retrouvait convoqués au commissariat, et on se retrouve aujourd’hui au Tribunal de Nanterre pour ces soi-disant faits de violence alors que l’on voulait tout simplement siéger et que la direction de la fac a décidé d’entraver ce droit syndical. » raconte ainsi au micro Barth, un des étudiants réprimés.

Pour l’occasion de nombreux soutiens sont venus sur place : postiers, travailleurs de Geodis, profs, étudiants de différentes facs, travailleurs sans-papiers de la mairie de Sèvres, UD 92 de la CGT, de FO et de Solidaires, etc… « La sélection et la précarité c’est quelque chose qui touche aujourd’hui tous les secteurs » note en ce sens Selim, un autre étudiant de Nanterre qui passe devant la Justice, avant de remercier tous les soutiens présents.

Alors que les rassemblements contre la répression se succèdent ces dernières semaines, de Ahmed Berrahal (RATP) à Eric Bezou (SNCF) en passant par Alexandre El Gamal (RATP) ou Kamel Guémari (McDo), les prises de parole insistent sur le point commun entre ces attaques qui visent à sanctionner les militants et, à l’inverse, sur l’impunité dont jouissent d’autres « militants »…

« Depuis plusieurs toujours, tous les soirs des mecs armés avec des gyrophares, des uniformes, la police nationale, manifestent tous les soirs. Eux ils ont le droit de manifester sans déclarer tandis que des fêtes sont réprimées à coups de matraque… » note ainsi Victor, militant étudiant au NPA et à l’UNEF. « Pourquoi Castaner et le gouvernement se couchent face à eux ? Parce que c’est le dernier rempart pour faire passer leurs mauvais coups » abonde Gaël Quirante pour Solidaires 92.

Après les prises de parole, les quatre de Nanterre entrent dans le tribunal. Exceptionnellement, et sans justification, le tribunal impose que le procès ait lieu à huis-clos. Une heure et demie après, tandis que les soutiens ont maintenu sans relâche les slogans pour faire entendre leur voix, les militants étudiants ressortent pour annoncer le renvoi de leur procès au 15 février 2021.

Une affaire qu’il faudra suivre de près pour soutenir les quatre de Nanterre et s’opposer à toute tentative de répression contre les activités militantes. Un combat qui appelle la solidarité la plus large entre étudiants, travailleurs et avec tous ceux qui luttent pour un avenir meilleur.




Mots-clés

répression syndicale   /    Université de Nanterre   /    NPA jeunes   /    #JusticeDeClasse   /    Notre classe