^

Politique

Oubliés du Ségur

« Nous sommes les oubliés du Ségur » : à Bordeaux, plus de 1000 personnes à la manif des médico-sociaux

Ce mardi, les médico-sociaux de Bordeaux ont répondu à l'appel national de mobilisation. Dénonçant la précarité latente dans l'ensemble du secteur, ils revendiquaient notamment des revalorisations salariales, des embauches et de la formation !

mercredi 8 décembre 2021

C’est devant l’hôtel de région que se sont réunies ce mardi à Bordeaux plus d’un millier de personnes. À l’appel de la CGT, de Sud Santé Sociaux, mais aussi de collectifs de lutte, de nombreux secteurs du médico-social étaient présents, employé par des structures diverses, financées par le département, l’ARS, ou le privé. La diversité de ces métiers n’ont pas empêché une convergence sur un constat commun : l’austérité budgétaire, l’accroissement des tâches sans moyen supplémentaire, des formations inexistantes ou manquantes, reconnaissance des compétences... C’est un triste tableau qui a été dressé lors de la matinée, celui d’un secteur en tension, qui colmate les brèches comme il peut mais se rapproche dangereusement de l’implosion. Une délégation inter-syndicale a été reçu à 14h30 pour exprimer cette colère.

Le mot d’ordre commun était limpide : « Nous sommes les oubliés du Ségur ». La plupart de ces secteurs ont en effet été exclus des quelques miettes accordées à une partie du corps médical dit ’classique’. Si le Ségur n’était de toute manière pas suffisant non plus, leur écartement des négociations expriment un mépris décomplexé du gouvernement qui cherche à fermer les yeux sur tout un monde pour faire des économies. Alors que les salaires sont en stagnation depuis 10ans maintenant, la revendication de 1800 euros pour toutes et tous était au cœur des discussions.

Ces aides-soignants, ces éducateurs spécialisés, ces aides médico-psychologiques, ces auxiliaires puéricultrices sont évidemment essentiels et sont d’une part un pilier du secteur médical et d’une autre, accompagnent surtout des populations qui nécessite un investissement spécifique. Si aujourd’hui cela est fait tant bien que mal, les contradictions s’accumulent et la situation devient intenable.

Cette date de mobilisation réussie nationalement a exprimé un ras-le-bol important, dénoncé notamment par de nombreux jeunes travailleurs et étudiants. Une prochaine date est d’ores et déjà annoncée en janvier et sera l’occasion de poursuivre les discussions et l’organisation dans le secteur, mais il s’agira aussi de converger avec les secteurs médicaux ’classiques’. Ce mardi à Bordeaux, Marie-Laure Charchar, secrétaire général de la CGT blanchisserie du CHU du Bordeaux était notamment présente en soutien :




Mots-clés

Travail social   /    rassemblement   /    Santé   /    secteur santé   /    Secteur social   /    Bordeaux   /    Politique