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Tous et toutes ensemble !

« On est là pour soutenir notre camarade cheminot » : des hospitaliers en lutte solidaires !

Lors du rassemblement du 23 mai pour Eric, cheminot menacé de licenciement par la SNCF pour son activité syndicale auprès des salariés, les hospitaliers ont tenu à apporter leur soutien tout en témoignant sur un contexte de casse générale des secteurs publics.

samedi 1er juin

« Il y a un an maintenant, quand il a démarré leur lutte dans le rail, nous à la santé on s’est très vite aperçu que eux, s’ils flanchaient, s’ils avaient du mal à gagner leur lutte, automatiquement ça arriverait chez nous, dans les hôpitaux. Et c’est ce qu’il se passe aujourd’hui, il y a des fermetures de servies, des fermetures d’hôpitaux, des suppressions de postes, des conditions de travail déplorables, etc... C’est exactement la même image qui se produit dans le rail qui se répercute dans les hôpitaux. »

Quelques hospitaliers sont venus en soutien à Eric ce 23 mai, alors qu’il passait en conseil disciplinaire pour le fait de s’être mis à genoux devant sa direction. A l’instar de Linda, Renald et Fouad, ils doivent se battre face une direction qui tente de museler les cheminots les plus combatifs dans l’optique de casser toute mobilisation à venir.

« On a décidé de pas fermer les yeux, parce qu’on sait très bien que nous dans la santé, vu qu’on mène de gros mouvements, ça nous arrivera aussi, alors on vient le soutenir et on espère qu’il gagnera sa lutte contre la direction. »

500 personnes étaient ainsi présentes pour soutenir le camarade, qui est aujourd’hui, à l’issu de son conseil disciplinaire, accusé d’avoir fait un « geste à caractère sexuel » pour s’être mis à genoux. Un geste qu’il n’a certainement pas fait pour les petits yeux de la direction, mais bien plutôt pour souligner la subordination aliénante que la direction attend des salariés.

« On a décidé de pas fermer les yeux, parce qu’on sait très bien que nous dans la santé, vu qu’on mène de gros mouvement, ça nous arrivera aussi, alors on vient le soutenir et on espère qu’il gagnera sa lutte contre la direction. »

Burn-out, personnels surchargés, conditions indignes, système managérial autoritaire sur tous les employés, qu’ils soient du public ou du privé… Des pressions constantes qui pèsent, en plus d’avoir les patients à charge dans un contexte où les restructurations suppriment des effectifs. Les personnels sont poussés à bout et vont jusqu’à commettre des actes comme le suicides.

« Tout ça est lié aux conditions de travail »

Une syndiquée Sud dénonce la « restructuration » qui rime pour elle avec fermeture, et met avant la sauvegarde du service public contre la gestion clientéliste des usagers promue par Macron et son gouvernement d’arrivistes, qui eux n’ont pas à trembler pour eux ou leur famille quand ils tombent malades. Elle dénonce ainsi la catastrophe sanitaire qui se répercute en premier sur les plus précaires, et cite comme exemples la fermeture des EHPAD ou la suppression de la pédiatrie dans les zones les plus plus délaissées comme Beaumont

« Eric, moi je l’ai vécu il y a à peu près un an, j’ai eu un conseil disciplinaire, on a voulu me faire taire » Mais cette répression n’arrive pas à casser la détermination des travailleurs, puisque même après « 3 mois sans salaire et 1 an de suspension », la syndiquée déclare avec verve : « Je soutiens Eric parce que je sais ce qu’il se passe, et ce qu’il endure, il ne faut pas baisser les bras ! »
Macron ferait bien d’être attentif car à force de casser les services publics, détruire les instances de représentation du personnel et toutes les mesures destinées à mater les travailleurs, il se pourrait bien que ceux-ci ne se mettent plus jamais à genoux.




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