^

Jeunesse

Non à la sélection !

« On ira jusqu’aux inscriptions » : les soutiens des sans-facs réunis à Nanterre

Ce lundi, les sans-facs et leurs soutiens étaient réunis à la fac de Nanterre, dont les locaux sont occupés depuis mercredi dernier. Les intervenants sont revenus sur l'importance de ce combat qui revendique l’inscription de 61 étudiants dans le cadre d’une campagne contre la sélection à l’Université.

lundi 1er novembre

Ce lundi, les sans-facs et leurs soutiens étaient réunis à la fac de Nanterre, dont les locaux sont occupés depuis mercredi dernier par les sans-facs, en lutte pour leur inscription.

Au cours du rassemblement, se sont succédé plusieurs acteurs syndicaux et politiques du département. Des militants de la CGT Nanterre, du SNUIPP FSU 92 ou de Solidaires 92 sont ainsi intervenus à l’image de Gaël Quirante, militant Sud Post 92 et Solidaires. De même, la CGT Interim, la CGT Cheminot de Trappes, la CGT Monoprix, la CGT TUI France ou la CGT Prévention Sécurité 75 étaient présents. Toutes et tous ont réaffirmé leur soutien au combat des sans-facs contre les mesures de sélection.

Mehdi, étudiant à l’Université de Paris 8, militant au CCE et à Révolution Permanente est intervenu pour apporter son soutien au collectif et appuyer sur les injustices vécues par les étudiants dans l’enseignement supérieur et en particulier celles des étudiants étrangers sans-papiers. La députée et présidente du groupe parlementaire de la France Insoumise Mathilde Panot était également présente.

Tous ont insisté sur l’importance de soutenir cette campagne syndicale qui représente la lutte des étudiants contre la sélection à l’université et la précarisation dans l’enseignement supérieur. Ce rassemblement aura permis de montrer une solidarité avec l’occupation encours et de dénoncer la présidence de l’université qui refuse de céder aux revendications.

Comme l’explique Victor Mendez de l’UNEF-Tacle, celle-ci se présente « en victime et renvoie les sans facs vers le ministère ». « Bien évidemment que la cause du problème est le gouvernement qui est responsable du sous-financement des universités malgré un nombre d’étudiants croissant et de la mise en place d’un système de sélection mais pour autant la présidence est un relai de cette politique et pourrait se battre contre ces injustices » a-t-il précisé. « un président d’Université a le pouvoir d’inscription dans son établissement » a-t-il conclu.

Face à une Présidence qui refuse tout dialogue depuis bientôt 10 jours, les sans-facs restent déterminés. Le collectif qui s’est réuni en assemblée générale ce dimanche, a voté un compromis selon lequel quelques sans-facs accepteraient une affectation dans une autre université. Mais pour le moment, les 61 sans-facs continuent le combat pour trouver une issue positive, malgré l’absence de retour de la part de M. Gervais Lambony, directeur de l’université, et son équipe.

Ceux-ci avaient envoyé un mail lundi dernier, adressé à tous les personnels et étudiants de l’université, écrivant qu’à leur échelle ils « ne pourraient pas faire plus » et avaient mis fin aux négociations en cours, ce qui avait poussé le collectif des sans-facs à planifier l’occupation.

Déterminés à rester dans les locaux jusqu’à l’inscription des 61 dossiers (qui ne représentent en fait que 2 ou 3 étudiants par filière), nous apportons tout notre soutien aux étudiantes et étudiants de Nanterre dans cette lutte contre la sélection à l’Université.

Ce mardi un nouveau rassemblement aura lieu à 19h devant le bâtiment Grappin de l’université de Nanterre.

Les occupants ont également lancé une caisse de solidarité pour les soutenir.




Mots-clés

Sans-facs   /    Université de Nanterre   /    Paris 8   /    UNEF   /    Jeunesse