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Notre classe

Grève de nettoyage

Onet. Malgré les intimidations de la multinationale, la grève se poursuit à Genève !

A Genève, en Suisse, les travailleurs du nettoyage sont en grève depuis le 11 février. Ils luttent pour pouvoir vivre de leur travail, dignement.

Le fait que Onet soit une multinationale experte en (tentative de) cassage de grève s’était déjà vu en France lors de la grève de 45 jours victorieuse des travailleuses d’Onet employés par la SNCF en décembre 2017, à Paris Nord. Aujourd’hui, on voit la multinationale Onet appliquer les mêmes méthodes d’intimidation, cette fois-ci en Suisse.

Cela fait plus d’un mois que les travailleurs qui nettoient les toilettes publiques à Genève sont en grève. Pour cause : le faible nombre d’heures de travail ne leur permet pas de joindre les deux bouts.  « Nous demandons dans l’immédiat que ces personnes qui travaillent pour la Ville de Genève, au profit de tous, – aussi bien des Genevois, des touristes que des populations marginalisées – puissent obtenir des conditions de travail dignes et des salaires permettant de vivre. Nous souhaitons des contrats à temps plein, la fin de la flexibilisation des horaires de travail, ainsi qu’un respect des plannings établis » , expliquait un représentant du Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (SIT) au Courier.

Depuis le 8 novembre 2018, les salariés d’Onet avaient demandé à plusieurs reprises l’ouverture de négociations face à la flexibilisation accrue du temps de travail, la baisse des salaires, le non-respect des plannings, le travail du dimanche abusif, le manque d’équipements de protection individuelle. Mais le déclencheur de la grève a été le licenciement d’un salarié mandaté par le syndicat pour les négociations. Les grévistes exigent aussi sa réintégration.

Après un mois de lutte, et en même temps que des négociations avaient lieu, la direction d’Onet a envoyé des intérimaires faire le travail de grévistes pour casser la grève. Les mêmes méthodes d’intimidation utilisés contre les grévistes d’Onet, dans la banlieue nord parisienne, fin 2017.

En réponse à cette nouvelle attaque, les grévistes à Genève exigent à la Ville de résilier le contrat avec Onet et d’être ré-internalisés. En effet, la sous-traitance est la source d’une précarité sans égal à niveau international, imposant des conditions de travail quasi-esclavagistes.

La multinationale Onet internationalise ses méthodes de lutte de classes. Les travailleurs précaires démontrent leur capacité et détermination à se battre. Internationalisons les expériences de notre camp social pour construire la victoire !




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