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Politique

JUSTICE DE CLASSE

Ouverture du procès Clément Méric. Huit ans après, le combat continue !

Le 5 juin 2013, le militant antifasciste Clément Méric se fait tuer par des skinheads néo-nazis. Condamnés à onze et sept ans de prison, ces derniers ont fait appel. Leur procès, qui s'ouvre ce mardi, doit durer jusqu'au 4 juin.

lundi 24 mai

Crédits photo : Archives AFP

Le 5 juin 2013, une rixe éclate entre un groupe antifasciste et des skinheads néo-nazi arborant des tatouages « Sang et honneur » et des t-shirts « White power » ou « 100% race pure ». En quelques instants, le jeune Clément Méric tombe à terre après avoir été frappé au visage et meurt. Lors de leur procès en 2018, si l’ouverture de l’information judiciaire avait d’abord qualifié les faits d’homicide volontaire, c’est par l’intervention du juge d’instruction qu’ils ont été redéfinis comme « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », minimisant ainsi la culpabilité des skinheads et leur permettant donc d’avoir une peine plus clémente. Pourtant, les deux accusés Esteban Morillo et Samuel Dufour ont été reconnus coupables d’avoir porté des poings américains et d’avoir appelé des renforts pour affronter les militants antifascistes.

Contestant la décision de la justice, les deux accusés ont fait appel et comptent plaider l’acquittement. Mais quel que soit le résultat du procès, la justice ne se fera pas dans les tribunaux. La décision de requalifier les faits en violences « ayant entraîné la mort sans intention de la donner » a déjà démontré le caractère à deux vitesses de la justice, qui n’hésite pas à sanctionner lourdement les manifestants comme l’ont montré les 1014 peines de prison ferme prononcées pour des Gilets jaunes mais, dans le même temps, laisse les policiers ou les militants d’extrême-droite coupables de la mort de militants ou de personnes racisées dans l’impunité la plus totale.




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