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Palestine. Appel à la grève générale contre les attaques d’Israël

La jeunesse palestinienne et des organisations sociales et politiques appellent à la grève générale ce mardi en Cisjordanie, à Gaza et en Israël, pour protester contre les attaques meurtrières de l’État colonial d’Israël.

lundi 17 mai

Crédits photo : Abbas Momani/AFP

Article initalement publié sur La Izquierda Diario

La jeunesse palestinienne, ainsi qu’un large éventail d’organisations sociales et d’autres groupes, ont appelé à une grève générale pour le mardi 18. La grève est appelée à Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem et dans d’autres villes d’Israël.

Selon le site Middle East Eye, « le Haut Comité de suivi des citoyens arabes d’Israël a annoncé dimanche qu’il avait approuvé une grève générale en réponse à l’agression israélienne contre les Palestiniens de Gaza, de Jérusalem et de nombreuses parties de la Cisjordanie. » Parmi les revendications se trouvent la fin des attaques aériennes à Gaza, qui ont tué au moins 197 Palestiniens depuis lundi dernier, ainsi que le retrait des colons dans les quartiers occupés.

Le Comité, qui est une organisation extraparlementaire composée de membres palestiniens de la Knesset (le Parlement israélien), de maires palestiniens et de dirigeants de mouvements civiques, a appelé à une grève incluant la participation des autorités locales et les communautés de jeunes dans toutes les villes et villages, à la suite de la diffusion de l’appel sur les réseaux sociaux.

Comme l’a signalé la militante et journaliste Fadi Quran, la grève « est une avancée significative pour de multiples raisons. Elle rompt avec des décennies de fragmentation politique des Palestiniens dans chaque subdivision (Cisjordanie, Gaza, 48 zones), qui a été menée individuellement. L’initiative de la jeunesse de nier la continuation de cette fragmentation, en cas de succès, construit une unité qui n’a pas été vue depuis des décennies. D’autre part, alors que les événements du mois dernier ont principalement impliqué des jeunes, une grève permet la participation d’une plus grande partie de la société. De plus, l’Autorité palestinienne et les dirigeants des partis arabes en Israël travaillent, discrètement, à revenir au statu quo oppressif dans lequel ils contrôlent la rue. Cette grève, si elle réussit, change ces plans. »

Des milliers de citoyens palestiniens dans les villes, les villages et les villes dites "mixtes" (d’Arabes et de Juifs à l’intérieur d’Israël) sont descendus dans la rue pour faire face à la répression de l’armée israélienne et des colons qui, dans de nombreux cas, effectuent de véritables chasses aux Arabes la nuit ou mettent en place des points de contrôle le jour pour contrôler les véhicules qui circulent, attaquant la population arabe.

Les manifestations se sont également multipliées en Cisjordanie, où l’Autorité palestinienne délégitimée commence à perdre le contrôle des rues face aux attaques brutales d’Israël. Là-bas, au moins 12 Palestiniens ont déjà été tués par la répression de l’armée israélienne.

Les mobilisations ont été massives dans une grande partie du monde arabe, défiant dans certains cas les gouvernements et monarchies qui entretiennent des relations cordiales ou ont directement conclu des accords avec Israël contre les intérêts du peuple palestinien.

L’appel à la grève intervient au milieu de la journée la plus meurtrière des attaques israéliennes sur Gaza.

Ce dimanche, une réunion virtuelle du Conseil de sécurité des Nations unies s’est également tenue sans émettre aucune déclaration contre l’État d’Israël, qui bénéficie du soutien inconditionnel des États-Unis, pays disposant d’un droit de veto au Conseil de sécurité.

Le président américain Joe Biden s’est entretenu samedi avec son homologue israélien Benjamin Netanyahu pour faire comprendre que les États-Unis soutenaient les bombardements criminels et meurtriers de l’État sioniste, qu’ils justifient sous l’argument du "droit d’Israël à se défendre" contre les attaques du Hamas. Ces attaques de missiles, qui sont pour la plupart interceptées par le bouclier de défense aérienne mais qui ont déjà fait au moins 10 morts, sont le prétexte pour cacher le fait que l’offensive actuelle a commencé à cause des attaques de l’armée israélienne, des colons juifs et des militants d’extrême droite contre les Palestiniens de Jérusalem-Est. C’est ce qui a déclenché la réaction de Gaza, mais aussi ce qui a fait que les protestations se sont étendues aux villes mixtes (à forte population israélo-arabe) d’Israël et de la Cisjordanie occupée.

C’est pourquoi Biden a également dû s’entretenir avec le président de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, Mahmoud Abbas, face à l’escalade des manifestations et des affrontements palestiniens avec les colons et les forces d’occupation israéliennes qui menacent de devenir incontrôlables et de s’étendre à d’autres pays de la région.

Pendant ce temps, la boucherie israélienne, soutenue par les États-Unis, sous le regard complice de l’Union européenne, qui fait de bonnes affaires avec l’État sioniste, poursuit son cours et devient de plus en plus meurtrière. En opposition au soutien absolu du gouvernement américain de Joe Biden aux attaques de l’Etat terroriste d’Israël, et le silence complice de l’Union européenne, des monarchies et bourgeoisies arabes, des milliers de personnes se sont à nouveau mobilisées ce samedi dans le monde entier pour manifester leur solidarité avec le peuple palestinien. Les Palestiniens appellent à des actions et des mobilisations de soutien dans le monde entier ce mardi 18 mai.




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