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Notre classe

Communiqué

« Palestinian Lives Matter » : SUD Éducation 93 soutient la lutte du peuple palestinien !

Nous relayons le communiqué de la section SUD Éducation 93 en soutien à lutte du peuple palestinien contre l'État colonial d'Israël, l'expression d'une solidarité internationaliste nécessaire au moment plus de 200 personnes viennent de périr sous les bombes israéliennes, bien souvent venues de France.

jeudi 20 mai

Communiqué de SUD Éducation 93

Palestinian Lives Matter

Contre l’Etat israélien et l’intensification de sa politique coloniale à Jérusalem et en Palestine, en tant qu’organisation syndicale au service des intérêts des travailleuses et travailleurs de l’éducation dans le 93, nous apportons notre solidarité pleine et indéfectible au peuple palestinien. Nous dénonçons l’agression coloniale israélienne qui a fait plus de 200 mort·es, dont de nombreux enfants, en moins d’une semaine, ainsi que la complicité des grandes puissances, à commencer par celle du gouvernement français.

Et pour cause, Emmanuel Macron a déclaré son soutien inconditionnel au gouvernement de Benjamin Netanyahou en affirmant que l’État colonial israélien a « le droit de se défendre », alors que l’armée israélienne tire à balles réelles contre des enfants et bombarde Gaza chaque jour en ciblant même les locaux de la presse internationale. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin cherche à faire taire l’élan de solidarité avec le peuple palestinien en interdisant et en envoyant sa police pour réprimer à coup de gaz lacrymogènes et flashballs, les manifestations de soutien. Pire, pour justifier ces atteintes au droit de manifester, Gérald Darmanin instrumentaliste la lutte contre l’antisémitisme en accusant les mobilisations de solidarité avec le peuple palestinien d’être des « manifestations antisémites ». Des accusations qui ne doivent tromper personne lorsqu’on connaît le passif du personnage, qui signait il y a quelques mois un livre dans lequel il revendiquait l’antisémitisme napoléonien.

Cet amalgame odieux entre antisionisme et antisémitisme a d’ailleurs été contredit par la mobilisation internationale. En Israël, de nombreux juives et juifs issu·es des classes populaires et de la jeunesse ont par exemple manifesté leur solidarité avec le peuple palestinien et leur désaccord avec l’offensive coloniale meurtrière du gouvernement de Benjamin Netanyahou, conscient·es que « aucun peuple qui en opprime un autre ne peut être libre ».

En clamant « Israël assassin, Macron complice » ce samedi à Paris et partout en France, les manifestant·es ont dénoncé la complicité de Macron avec les crimes de l’État colonial israélien qui maintient un régime d’apartheid raciste contre les Palestinien·nes des territoires occupés, vole les terres des habitant·es de Cisjordanie, et impose l’embargo et les bombardements quotidiens aux gazaouis. C’est de cette solidarité entre les opprimé·es et les exploité·es que le gouvernement a peur, et c’est la raison pour laquelle Darmanin a tenté de nous intimider. Car l’État français a sa part de responsabilité, lui qui collabore économiquement, politiquement, et militairement avec l’État colonial israélien. De même, jusque dans les manuels scolaires le ministère de l’Education Nationale impose une certaine vision de l’Histoire-Géographie, abordant de manière partielle et partiale tant la colonisation française que la colonisation israélienne.

En tant que travailleuses et travailleurs de l’éducation, nous avons a cœur de défendre une éducation émancipatrice pour la jeunesse, contre le racisme et le sexisme, et contre le système capitaliste, impérialiste et néo-colonialiste. Nous prônons une école libérée des contre-vérités dictées par les dirigeants de ce monde, pour une jeunesse et une société libérée de l’exploitation et des oppressions. C’est pourquoi nous prenons fait et cause pour les exploité·es et les opprimé·es où qu’iels soient, et en particulier pour le droit à l’auto-détermination du peuple palestinien et l’arrêt de l’agression coloniale israélienne. Nous appelons donc les travailleuses et travailleurs, les jeunes et les classes populaires à ne pas se laisser intimider par la répression et à manifester massivement samedi 22 et dimanche 23 à Paris au départ de Barbès et partout en France.




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