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Jeunesse

Un appui pour les luttes à venir

Paris 1. Le Poing Levé devient la 3e force politique de la fac, avec 949 voix aux élections !

Deux ans après sa création, Le Poing Levé est devenu Jeudi 26 novembre, lors des élections aux conseils centraux de l'université Paris 1, la troisième force politique de l'université et la première de l’extrême gauche.

samedi 28 novembre 2020

Avec 949 voix obtenues lors des élections étudiantes de cette semaine, Le Poing Levé, collectif étudiant anticapitaliste et révolutionnaire animé par des militants du NPA-Révolution Permanente, devient la troisième force politique de Paris 1. Une très bonne nouvelle dans un contexte où les attaques sociales et sécuritaires se multiplient contre la jeunesse. 

Hier se tenaient à Paris 1 les élections des représentants étudiants au Conseil d’Administration (CA) et à la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU). Dans un contexte difficile de Covid-19 et d’enseignement à distance, le Poing Levé a obtenu 949 voix, devenant ainsi la troisième force politique de l’université derrière l’UNEF et la Fédé, ainsi que la première organisation d’extrême gauche.

Avec 20% de participation, les élections aux Conseils Centraux qui se tenaient du 24 au 26 novembre ont battu les records de participation, dépassant de 10 points le score des dernières élections et de 15 celui des élections de 2016. Le scrutin par vote électronique a réuni plus de 8 750 votants parmi les étudiants, un score non négligeable quand on connait les records d’abstention aux élections étudiantes dans les universités et la faible popularité de tels évènements politiques sur les facs.

Une hausse que l’on peut directement lier à un scrutin en ligne facilitant d’accès au vote mais aussi à la forte polarisation politique de l’université. De fait, les listes dites « apolitiques » voient leur implantation fondre d’élection en élection au profit de candidatures marquées politiquement. La Fédé observe une perte de vitesse de 30,7% des voix proportionnellement à l’augmentation de la participation.

Les listes les plus marquées à gauche reçoivent quant à elles près de 20% des suffrages exprimés : Le Poing Levé avec 950 voix et Solidaires-FSE avec 827 voix recueillent près de 1780 voix. Dans le même temps, les listes réactionnaires ont fait une percée lors de ces élections. L’UNI et la Cocarde cumulent à elles deux près d’un millier de voix. Un score non négligeable obtenu grâce à une campagne notamment portée par le tournant droitier du gouvernement, de l’offensive sécuritaire avec la LPR et la loi sécurité globale aux attaques islamophobes. 

Avec 10 listes candidates, les voix ont été particulièrement éclatées. Au Conseil d’administration où les étudiants ne bénéficient que de 6 titulaires, aucune organisation n’obtient plus d’un siège et ce sont les têtes de listes de 6 d’entre elles qui accèdent donc à la fonction de membres du CA, dont l’UNI. Une coordonnée qui rend d’autant plus nécessaire la lutte politique dans les AGs et dans la rue pour construire le rapport de force suffisant pour défendre nos droits et arracher des victoires.

Les résultats de la campagne à Paris 1 font ainsi apparaître l’université comme une « caisse de résonance » des tendances politiques qui traversent l’ensemble de la société. Les résultats témoignent effectivement d’une dynamique en phase avec la période actuelle. D’un côté, le refus d’une partie de la jeunesse des politiques gouvernementales, comme le montre le très bon score d’une liste ouvertement révolutionnaire et anticapitaliste comme Le Poing Levé. D’un autre côté, la progression des listes de la droite et de l’extrême droite fait écho au climat sécuritaire, islamophobe et réactionnaire impulsé par le gouvernement et l’extrême droite. 

Le Poing Levé, 3e force politique à Paris 1 : un appui pour faire entendre la voix de la jeunesse anticapitaliste

Ces élections ont été le moyen de faire entendre une voix radicale et anticapitaliste dans les universités, dans une séquence de crise économique et sanitaire. Une voix qu’il s’agira d’exprimer au quotidien en militant au sein de l’université et au-delà, dans les conseils mais aussi et surtout dans les AGs et dans la rue, pour faire écho à la politisation de la jeunesse sur les questions de violences policières, racistes et sexistes. 

Dans une période marquée par d’énormes attaques que ce soit contre l’université avec la LPR, par la précarisation du monde du travail et de la jeunesse, par l’instauration d’un climat réactionnaire et particulièrement liberticide, Le Poing Levé réaffirme la nécessité de combattre de façon intransigeante les idéologies néo-libérales, anti-sociales, racistes et sexistes au sein de l’université.

Il semble également nécessaire que cette colère de la jeunesse, face à cette société qui ne nous offre comme perspective d’avenir que celle de la précarité, s’organise. Autour de cette victoire aux élections il semble important de faire un nouveau pas en avant vers la construction d’un collectif qui puisse continuer à grandir pour jouer un rôle dans les soulèvements de la jeunesse à venir. 

*Les résultats pour la CFVU et le CA étant pratiquement les mêmes, nous utilisons ceux du CA. 




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