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Paris 1 : les étudiants occupent le centre R. Cassin pour en faire un QG de la mobilisation

Alors que le centre Tolbiac a été fermé mardi dernier afin d’empêcher la tenue d’une AG étudiante, l’administration de Paris 1 a décidé de reconduire la fermeture lundi et mardi, prétextant une « menace d’occupation ». Les étudiants ont répliqué ce matin en occupant un autre centre de l’université dont ils entendent faire un centre de la grève.

lundi 9 décembre 2019

Mardi dernier, l’administration de l’Université de Paris 1 décidait sciemment de fermer le Centre Tolbiac, connu pour être une des facs les plus mobilisées de France, afin d’empêcher la tenue d’une Assemblée Générale. Pour l’Université l’objectif est clair : empêcher toute mobilisation étudiante qui chercherait à converger avec le mouvement contre la réforme des retraites.

Or, après avoir annoncé la réouverture du centre pour ce lundi, l’Université annonçait hier après-midi aux étudiants avoir choisi de reconduire la fermeture administrative lundi 9 et mardi 10 – date de mobilisation nationale contre la réforme des retraites. Dans son mail aux étudiants, l’Université explique notamment : « Cette décision est particulièrement regrettable, mais aucun risque d’occupation du centre PMF ne peut être envisagé. » Pourtant, les étudiants sont loin de s’être laissé abattre par la répression administrative menée par Paris 1.

En effet, ce matin, c’était au tour des étudiants du Centre René Cassin, un autre Centre de l’Université Paris 1 qui en compte 27, de faire face à un lock-out. Mais une vingtaine d’étudiants ont finalement réussi à rentrer dans le site pour y accueillir les étudiants de Tolbiac, à la recherche d’un endroit où tenir leur AG. S’en est suivie une nouvelle AG d’une centaine d’étudiants qui a voté l’occupation de René Cassin pour convertir le lieu en un QG de la grève et de la lutte pour les étudiants mais aussi les travailleurs.

Pour inaugurer ce lieu, une AG Inter-fac aura lieu ce soir à 18h où les étudiants comptent organiser leur participation au mouvement de grève générale. Depuis un mois, de nombreuses facs se mobilisent contre la précarité qui frappe fortement la jeunesse, et contre laquelle elle entend bien faire entendre ses revendications dans le cadre du grand mouvement qui a commencé le 5 décembre non seulement contre la réforme des retraites, mais aussi contre le gouvernement et sa politique au service des plus riches.




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