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Retraites et LPPR

Paris 8. Après « le grand soir », l’assemblée générale reconduit la grève

Après l'énorme réussite de la soirée en soutien à la grève de vendredi dernier, l'assemblée générale de ce mardi 11 février réunissant 300 étudiants, personnels et enseignants-chercheurs a reconduit la grève jusqu'à la prochaine AG.

jeudi 13 février

La première partie de l’Assemblée Générale plénière a permis de rendre compte des dynamiques présentes au sein des différents UFR et départements mobilisés de l’université, certain d’entre eux comme l’UFR Art Philosophie et Esthétique sont en grève depuis trois semaines et continue de voter la suppression des cours. Les départements de Science-Politique et Culture et Communication notamment sont aussi très mobilisé. Les interventions étaient enthousiasmantes et posaient la question de la massification de la grève et de la mobilisation dans l’enseignement supérieur et de la recherche tout en posant aussi celle de la convergence avec d’autre secteur en lutte. Plusieurs actions en ce sens ont été proposé comme la participation des grévistes de paris 8 à la manifestation du personnels hospitaliers en grève. La répartition des bénéfices de la soirée de Paris 8 en soutien aux grévistes a été voté et les 3068,80€ seront donné aux caisses de grève des AED, du dépôt de Pleyel et de celui du Barage.

La date du 5 mars, appelé par la coordination des facs et labos en lutte comme la première journée de grève reconductible dans les universités est une des perspectives centrales qui s’est discuté à l’ag avec des propositions d’actions pour la préparer. En ce sens il semble nécessaire que la présidence de l’université prenne position pour qu’aucun des personnels, des enseignants-chercheurs ou des étudiants ne soient réprimés des suites de la grève. En effet c’est aussi en s’assurant que personne ne sera viré, muté ou sanctionné que la date du 5 mars comme première date de grève reconductible sera une réussite.

Des personnels et professeur non-titulaire de l’université ont rappelé que l’assemblée des précaires de l’enseignement supérieur et la recherche continue elle aussi de voter la grève et continue à appeler l’ensemble des secteurs de l’université à la rejoindre. La mobilisation des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche est conséquente et rappelle que l’université ne peut fonctionner ainsi uniquement parce que des centaines de personne exploitée et sous-payé la font tourner. Le lien avec la grève des employés de ménage de la société Arc-en-ciel, qui travaille dans des conditions horribles, à l’université du Mirail à Toulouse est très fort. En effet ce sont sûr ces personnes, travailleurs précaires, souvent à temps partiel et dont les corps sont brisés par la pénibilité, par le fait de ce lever très tôt pour nettoyer avant que les enseignants-chercheurs ou étudiants ne puissent les voir, que reposent la base du fonctionnement de l’université.




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