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Jeunesse

#LaPrécaritéTue

VIDEO. Des étudiant.e.s de Paris 8 appellent à la mobilisation contre la précarité et pour le 5 décembre

Après l'immolation de l'étudiant lyonnais devant le CROUS et dans un contexte où Macron tente de faire passer la réforme des retraites, un début de mobilisation voit le jour dans les facs. A Paris 8 les étudiant.e.s de l'UFR Textes et Société se sont réunis ce lundi en AG pour discuter de comment étendre la mobilisation et mettre fin à la précarité qui touche la majorité d'entre elles et eux.

lundi 18 novembre

C’est une discussion autour de la précarité qui touche aujourd’hui de plus en plus d’étudiants qui a ouvert l’AG, où près de quatre-vingts étudiant.e.s de l’UFR étaient présent.e.s, ainsi que quelques professeur.e.s. Le geste du jeune Anas, étudiant lyonnais et militant à Solidaires qui a tenté de suicidé devant le CROUS de Lyon, montre bien dans quelle galère sont aujourd’hui les étudiant.e.s : un.e étudiant.e sur deux travaille (légalement), 60% d’entre elles et eux ressentent un malaise profond, un.e sur quatre a déjà songé à se suicider et 8% sont déjà passé à l’acte.

Cette précarité n’est pas nouvelle, mais le tabou qui l’entourait est en train de sauter. Les langues se délient, les étudiant.e.s commencent à en parler de façon ouverte, et les médias s’emparent de la question. Mais une idée nouvelle commence à circuler, l’idée que la précarité ne s’arrêtera pas à la fin de nos études mais continuera toute notre vie. Plus encore, avec la réforme des retraites, l’espoir d’une retraite au calme et confortable est peu à peu en train de se volatiliser, tandis que le chômage qui touche la jeunesse va mécaniquement s’accentuer. Tout cela pendant que 500 familles en France possèdent plus de 20% du PIB. C’est ce que nous a promis Macron avec son projet néolibéral et ce contre quoi se sont aujourd’hui mobilisé.e.s les étudiants de Paris 8.

Nous retranscrivons ici la liste des revendications des étudiant.e.s de Paris 8 :

  • un revenu pour tous les étudiant.e.s à hauteur du SMIC indexé sur l’inflation, grâce à un impôt progressif sur les grandes fortunes ;
  • la réquisition et l’expropriation de tous les logements vides, ainsi que la construction de nouveaux logements et rénovation des logements étudiants ;
  • le retrait du plan étudiant, de la loi ORE (Parcoursup), de la réforme bac et du service national universel ;
  • le retrait de l’augmenttion des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.ères, arrêt des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) délivrées contre les étudiant.e.s étranger.e.s, et les mêmes droits pour tou.tes les étudiant.e.s ;
  • un accès à la santé pour tout.e.s avec des moyens et des personnels à la hauteur des besoins, de nouveaux droits, et un régime de sécurité sociale pour les étudiant.e.s ;
  • le retrait de la réforme des retraites, la fin des complémentaires privées, et une retraite à 60 ans pour tout.e.s, à 55 ans pour les métiers pénibles, avec une pension supérieur au SMIC pour tou.te.s, financée par l’augmentation progressive des cotisations patronales (pas salariales).

Au-delà de ces revendications qui visent à doter la jeunesse étudiante d’objectifs concrets pour lutter contre la précarité, les débats ont porté sur la quesion de savoir comment construire un rapport de force à même de gagner face au gouvernement et d’obtenir satisfaction sur ces revendications. En ce sens, les étudiant.e.s mobilisé.e.s réunis dans l’AG de l’UFR Textes et Société de Paris 8 ont posé la nécessité, non seulement d’élargir la mobilisation aux autres UFR et étudiant ;e.s, mais aussi de rejoindre l’appel à la grève reconductible du 5 décembre, aux côtés des travailleur.se.s et des Gilets Jaunes, de construire des ponts avec elles et eux, et de deféndre une université qui soit ouverte à tous les enfants de travailleur.se.s.

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Nous appelons donc tous les étudiant.e.s de Paris 8 à prendre contact avec les étudiant.e.s mobilisés, à rejoindre le comité de mobilisation, à construire les cadres d’auto-organisation dans tous les UFR comme l’AG d’UFR Arts qui aua lieu jeudi à 12h30, et à venir en masse à l’Assemblée Générale de l’université mardi 26 à 12h. Contre Macron et son monde, les étudiant.e.s doivent s’organiser entre eux dans leurs facs, mais aussi rejoindre les travailleur.se.s en lutte. Tou.te.s dans la rue le 5 décembre !




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