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Jeunesse

En direct depuis la Place de la Nation

Paris. La police charge les lycéens mais la jeunesse tient le pavé !

Le rendez-vous avait été donné à 11h à Nation pour un premier rassemblement pour les lycéens devant, par la suite, rejoindre à 14h les cortèges d’étudiants et de salariés opposés à la loi El Khomri à République. Alors que la manif commençait à se mettre en marche, les CRS ont chargé à plusieurs reprises. Correspondante

Plusieurs milliers de lycéens étaient rassemblés avant 11h Place de La Nation. Banderoles, mégaphones, et surtout beaucoup d’énergie pour scander à tue-tête des slogans contre le gouvernement, qui est « foutu », parce que « la jeunesse est dans la rue », et menaçant « El Khomri de bloquer tout Paris ».

[DIRECT-17 mars] Cortège lycéen à Paris contre la loi travail

[DIRECT-Mobilisation 17 mars] Après les charges de la police, est-ce qu'ils ont l'air fatigués ces lycéens ?#LoiTravailNonMerciEn savoir plus : http://www.revolutionpermanente.fr/Paris-La-police-charge-les-lyceens-mais-la-jeunesse-tient-le-pave

Posté par Révolution Permanente sur jeudi 17 mars 2016


Dans les cortèges, pas uniquement des lycéens des établissements parisiens mais également des lycées de la proche banlieue ainsi que du 93 (Montreuil et Blanc-Mesnil, entre autres), contribuant à donner un autre caractère à cette deuxième étape de la mobilisation après la réussite du 9.

Mais les CRS avaient reçu l’ordre de disperser les cortèges lycéens au plus vite s’ils venaient à prendre un autre itinéraire que celui prévu. Peu après 11h, plusieurs charges ont visé la manifestation qui prenait le Faubourg Saint-Antoine, couplées de tirs de lacrymogènes, une interpellation, au moins, ayant été conduite par des flics en civil contre les manifestants, devant une agence bancaire. Les lycéens ont donc été contraints de refluer vers la Nation, avant de reformer les cortèges et prendre le Boulevard Voltaire.

La violence de ces charges est à l’image de ce gouvernement, tout sourire lorsqu’il passe sur les plateaux du JT, mais surtout droit dans ses bottes et déterminé à ce que la jeunesse n’occupe pas la rue. D’où, également, la décision de plusieurs présidents d’université de fermer certains campus pour empêcher la tenue d’AG comme à Tolbiac (Paris 1) et Lyon 2, dès ce matin.
Les lycéens de la capitale, dont la journée vient à peine de commencer, n’ont pas dit leur dernier mot.




Mots-clés

Loi El Khomri   /    Jeunesse