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Notre classe

Pas de rentrée sans lutter

Paris. Les enseignants grévistes ont manifesté dès le mardi 7 janvier !

Ce 7 janvier, 500 à 700 personnes ont défilé à Paris à l’appel des grévistes de l’Education Nationale. Cette nouvelle journée de mobilisation montre la détermination des enseignant.e.s, qui n’ont pas attendu la date du 9 janvier, appelée par les directions syndicales, pour poursuivre la lutte contre la réforme des retraites aux côté des grévistes de la SNCF et de la RATP.

mercredi 8 janvier

Crédit photo : correspondant RP.

« Et on ira jusqu’au retrait » : c’est l’un des slogans scandé par les centaines de personnes qui ont défilé à Paris ce mardi 7 janvier, avec, en tête de cortège, les cheminots en grève de la gare d’Austerlitz et les grévistes de « l’Education en lutte ». Le choix du parcours, de la rue du Bac, où se trouve le ministère de l’Education Nationale, à la gare Montparnasse, montre la volonté, chez les enseignant.e.s les plus déterminé.e.s, de poursuivre la lutte aux côtés des deux autres secteurs mobilisés depuis le 5 décembre, la SNCF et la RATP.

Rejoints par quelques étudiant.e.s et lycéen.ne.s, enseignant.e.s et cheminot.e.s ont défilé pour réaffirmé leur opposition non seulement à la réforme en cours, mais aussi à la politique générale du gouvernement, qui dégrade toujours plus les conditions de travail et de vie des travailleurs. Interviewé par un journaliste de RT France un enseignant dénonce ainsi une réforme dans la continuité des réformes Blanquer, qui constituent un véritable « plan social de l’éducation », dans la continuité des déconstructions qui ont déjà eu lieu dans la SNCF, mais aussi dans le secteur privé. Les enseignant.e.s ont dénoncé par ailleurs les effets d’annonces du gouvernement, qui, pour diviser le mouvement, promet de compenser les effets de la réforme en investissant 10 milliards d’euros dans les salaires des enseignants… sur 15 ans, et à diviser entre les 850 000 enseignants, soit une soixantaine d’euros en plus par mois !

Au-delà de la volonté de faire converger les luttes, ces enseignant.e.s mobilisé.e.s montrent leur radicalité en devançant l’appel lancé par les directions syndicales, qui n’ont pas prévu de journée d’action pour la rentrée, mais ont préféré attendre la fin de la semaine en appelant timidement à la date du 9 janvier, prenant le risque de voir le mouvement s’essouffler et isolant de fait les gréviste de la RATP et de la SNCF.

Refusant déjà la « trêve de Noël » en faisant de l’Education un secteur présent sur les piquets de grève, dans les manifestations et lors des différentes actions organisées par les grévistes pendant la période des congés de fin d’année, ces enseignant.e.s mobilisé.es montrent leur volonté de ne pas laisser isolés les secteurs les plus combatifs, afin que la grève puisse se poursuivre jusqu’au retrait de la réforme. Ils montrent aussi leur volonté d’imposer un calendrier par en bas qui soit celui d’une véritable reconductible, qui ne laisse pas de répit au gouvernement, seule possibilité pour créer un véritable rapport de force.




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