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Politique

Répression policière

Paris déconfiné. La fête de la musique violemment réprimée par la police

Un an jour pour jour après la mort de Steve Caniço, noyé dans la Loire suite à une charge policière à Nantes, la fête de la musique a été le synonyme dans plusieurs villes de France d'un déploiement de force de police et d'une répression féroce.

lundi 22 juin

En pleine vague internationale contre le racisme et les violences policières et à un an de la mort de Steve, la police s’est adonnée à une répression importante des fêtards réunis pour la fête de la musique. A Nantes bien-sûr, où la situation est tendue depuis la veille de la fête avec les barricades sur l’île où est mort Steve, mais aussi à Paris, ce 21 juin a été le théâtre d’une féroce répression de la part des forces de police. Dès 21h30 on assiste à des évacuations près du canal Saint Martin notamment qui, très vite, se transforment en véritable pluie de coups de matraques sur des hommes et des femmes au sol sous les huées de la foule.

Plus tard dans la soirée, aux Invalides, de véritables affrontements éclatent. Des tirs de LBD et des gaz lacrymogènes fusent alors qu’une voiture de police est prise à partie.

Bien-sûr, le prétexte privilégié de cette répression a été les mesures sanitaires imposées par le coronavirus. Alors même que le déconfinement ne cesse de s’accélérer et que rouvrent ce mardi les cinémas, les écoles etc. on ne peut que noter l’hypocrisie de ces motifs et du gouvernement qui use de la police pour faire régner son ordre. Cette nuit de répression a donné lieu à sept interpellations à Paris, pour « jet de projectiles » et « violence sur dépositaire de l’ordre public » et cela, un an après que l’on ait pu se rendre compte que faire la fête était passible de mort avec la noyade de Steve.