^

Notre classe

Après le carburant...

Pâtes, pommes de terre, papier toilette… : le prix des courses augmente pour les plus précaires

Alors que l'inflation progresse, le prix des courses augmente déjà… mais pas pour tout le monde ! Pour l’instant ce sont les classes populaires qui en paient le prix, puisque ce sont surtout les produits premiers prix qui s’envolent

lundi 18 octobre

Crédits photo : AFP

Les prix flambent depuis quelques semaines. On a d’abord vu les prix de l’énergie s’envoler avec +20% sur le prix du gaz depuis septembre et des prix de l’essence qui frôlent parfois la barre des 2€/L.

Mais les prix de l’énergie ne sont pas les seuls à avoir augmenté. De façon générale, l’inflation n’a été que de 0,4% depuis le mois de juillet. Mais d’après l’organisme A3distrib, qui suit l’évolution des prix des produits de grandes distributions au Drive, le prix des denrées alimentaires les moins chères, et des produits de marques distributeurs (MDD) ont augmenté beaucoup plus que le reste. Ils ont notamment relevé que le prix d’un kilo de spaghetti, qui était stabilisé en dessous de 80 centimes dans la plupart des enseignes, a augmenté de près de 20 centimes entre août et septembre, pour passer à 1,04€ chez Auchan, 0,97€ chez Leclerc, etc…

C’est le cas également de la pomme de terre, ingrédient central de l’alimentation des ménages les plus précaires, dont le prix moyen calculé par l’Insee a bondi de 7% durant les trois derniers mois, soit 17 fois l’inflation sur la même période. Idem à l’international pour toutes les matières premières alimentaires, les produits frais, les fruits et légumes, les céréales, dont le prix « a grimpé de près de 33 % » depuis un an d’après The Guardian.

Une tendance qui commence donc tout juste à se répercuter sur les prix des grandes surfaces en France, mais qui risque d’exploser avec les renégociations des contrats entre les industriels et la grande distribution prévues à la fin du mois de février 2022. Selon une étude d’un cabinet privé rapporté par le média financier MoneyVox, on pourra alors s’attendre «  à une inflation de 2 à 9% sur le prix des œufs, du beurre ou encore du lait. Pour les pâtes, elle serait de +2 à +12%, sur le café de +3 à +15%  », et jusqu’à «  +23% pour le papier toilette  ». Ils ajoutent que « c’est pour un panier constitué uniquement de MDD premiers prix que la facture serait proportionnellement la plus salée : +11% ».

Les foyers les plus pauvres seront donc bien les plus impactés par l’inflation. D’un côté, les salaires de misère n’augmentent pas, de l’autre, entre le gaz pour se chauffer, l’essence pour aller travailler, et les petits prix de l’alimentaire pour se nourrir, les besoins de premières nécessités sont de plus en plus chers. La situation devient donc invivable pour une grande partie de la population, dans l’indifférence totale du gouvernement qui ne propose qu’un misérable « chèque essence » et refuse de lever la TVA.

Face à cette situation, il est urgent de geler les prix de lever la TVA sur les produits de première nécessité et le carburant. Mais il faut aller plus loin, et imposer une hausse de l’ensemble des salaires de 300€ ainsi que leur indexation sur l’inflation. Des mesures qui doivent être financés en taxant les profits des grandes entreprises, notamment de la grande distribution ou de l’énergie, qui ont accumulé des milliards de bénéfices sur le dos de la majorité de la population tout au long de la crise sanitaire.

Vous faites face aux conséquences de la hausse des prix au quotidien : témoignez pour Révolution Permanente en envoyant vos témoignages à l’écrit ou en vidéo à siterevolutionpermanente[a]gmail.com !




Mots-clés

Prix de l’énergie   /    Carburants   /    pouvoir d’achat   /    pauvreté   /    Notre classe