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Penly : incident « significatif » sur la centrale nucléaire

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a signalé mardi dernier un incident « significatif » sur la centrale de Penly, en Seine-Maritime. En cause, des composants électriques sur le système de sécurité de la centrale.

jeudi 26 décembre 2019

Crédit photo : Charly Triballeau / afp.com

Un incident « significatif » correspond au degré 2 de l’INES, l’Échelle internationale des événements nucléaires, qui comprend 7 échelons. Un tel incident peut impliquer des contaminations sur le site ou une défaillance importante de système de sécurité du site. En l’occurrence, sur le site de Penly en Seine-Maritime, il s’agit du deuxième cas de figure. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a détecté mardi dernier « des défauts sur des composants de cellules électriques rendant indisponibles des systèmes de secours du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Penly ». En 2012 déjà, le réacteur 2 de la centrale de Penly avait subi un incident.

Les composants en question sont au nombre de 28 et ont tous été produits par Schneider Electric selon EDF. Ils servent à activer la pompe d’un circuit de refroidissement du réacteur qui doit se mettre en marche en cas d’accident afin de refroidir le réacteur, de réduire la pression et de limiter la fuite de gaz radioactifs. Ce sont donc des composants essentiels pour gérer les situations de crise. Comme le souligne l’ASN, « en cas de situation accidentelle, la présence simultanée de plusieurs défauts aurait pu conduire à ne pas pouvoir faire fonctionner des matériels de sauvegarde (…) du réacteur, utilisés pour atteindre et maintenir le réacteur dans un état sûr ».

À l’heure actuelle, EDF procède à des vérifications sur les autres réacteurs équipés de pièces semblables. Ce type d’incident n’est pas rare sur les centrales. En 2017, sept incidents de ce type ont été dénombrés. Le nucléaire est loin d’être cette énergie propre présentée par le gouvernement.

L’exploitation de l’uranium par Areva en Afrique, le traitement des déchets radioactifs et les risques de rejets en cas d’incident montrent à quel point cette énergie n’est pas une solution.

Après la catastrophe de Lubrizol en septembre dernier, la question de la sécurité des sites industriels et énergétiques à risque est plus que jamais posée et doit inciter à penser une transition écologique à la hauteur des dangers que nous encourons tous. Mais cela ne peut se faire dans un système capitaliste où seule la rentabilité compte et où la santé publique et l’écologie passent en dernier.




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