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Politique

Pistolet sur la tempe, plaquage au sol, nez cassé : une famille violentée par la police en Belgique

La vidéo circule sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, et montre une scène d'une violence inouïe lors d'un contrôle Covid où plusieurs membres de la famille se sont fait gazer, menotter et rouer de coups avant d'être embarqués... pour avoir été trop nombreux lors d'une fête.

mercredi 23 décembre 2020

Pas de trêve de Noël pour les violences policières. La vidéo de d’une famille de Waterloo en Belgiquevictimesd’une interpellation d’une violence inouïe par la police fédérale belge dans le cadre d’un contrôle Covid pour une fête rassemblant plus de personnes que le chiffre autorisé, a fait le tour des réseaux ces derniers jours.
 
Tout commence le 18 décembre vers 23 heures, alors que cette famille belge organisait une petite fête où avait été conviée une dizaine de personnes. La police intervient alors avec un mandat et pénètre dans la maison pour procéder à la verbalisation de l’infraction. Une dizaine de policiers armés, accompagnés de chiens vont ainsi occuper cette maison. Valérie, la mère de la famille décide alors de sortir son smartphone et de filmer la scène.
 

 
 
C’est à moment-là que les choses commencent à devenir violente : plusieurs policiers la frappent, la menottent au sol, restent assis à plusieurs sur elle, provoquant par deux fois son évanouissement.
Jérôme, son mari, et les enfants alertés par les cris rejoignent la scène et voient leur mère et conjointe étendue sur le sol, deux policiers l’écrasant de tout leur poids, sa tête baignant dans une flaque de sang.
 
À son tour le mari se fait plaquer et menotter, un pistolet contre la tempe, il va subir de multiples gazages, le rendant selon ses dires rapportés par La libre  « aveugle pendant de longues heures. »
 
Cette terrible scène, filmée par le reste de la famille et les voisins, va se terminer par la mise en garde à vue du couple et de leurs deux plus grandes filles, qui passeront la nuit au commissariat, tandis que la benjamine -mineure- sera laissée seule et choquée sur les lieux.
 
Ils sortiront le lendemain, «  tous avec des lésions graves suite à une agression de la police » après avoir été « roués de coups ». « La police a laissé toute seule la petite de 13 ans dans la maison sans aucunes nouvelles de sa famille et elle est traumatisée psychologiquement à vie » selon les propos du docteur Jean-Laurent Veys rapporté par Le soir qui a examiné la famille et témoigné de la situation.
 
Jérôme et Valérie ont décidé de porter plainte contre les policiers. Ils dénoncent en effet la situation et expliquent avoir été victimes de violence policière.

De leurs côtés, les policiers ont eux aussi porté plainte pour pour « rébellion en bande, coups sur des policiers (sans incapacité de travail cependant. ndlr) et infraction relative au couvre-feu. »
 
Cette fois encore les violences policières ont pu être révélées au grand jour et dénoncées parce qu’elles ont été filmées. Valérie faisait elle-même référence à la mort de George Floyd dans une interview. Et en effet dans un moment où à l’échelle internationale les voix s’élèvent contre les violences policières et le système qui les engendre, il s’agit de suivre l’exemple de celles et ceux qui sont sortis dans la rue aux Etats-Unis.




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