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GESTION RÉPRESSIVE DE LA CRISE

Plusieurs manifestations contre le pass sanitaire violemment réprimées par la police

Suite à l’allocution de Macron ce lundi, de nombreux appels à manifester ont émergé sur les réseaux sociaux. Ce mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées dans de nombreuses villes pour s’opposer au pass sanitaire, et ont fait face à une violente répression.

jeudi 15 juillet

Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

L’allocution de Macron ce lundi 12 juillet est venue marquer un nouveau saut dans l’offensive du gouvernement. Si la question de la généralisation de la vaccination est une nécessité face au variant, Macron a de nouveau fait le choix de l’autoritarisme avec le pass sanitaire qui crée des citoyens de seconde zone, l’imposition de la vaccination obligatoire des soignants par la contrainte, la fin de la gratuité des tests PCR… tandis que dans le même temps, il se prépare à attaquer les acquis sociaux au travers d’une nouvelle réforme des retraites.

Dès le soir de son discours, de vives réactions ont émergé sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’offensive contre le monde du travail et le tournant liberticide engagés par le gouvernement. Nombreux sont ceux qui appelaient à s’opposer aux attaques par la rue, et plusieurs appels à manifester le 14 juillet en ont surgi. Ce mercredi donc, dans de nombreuses villes comme à Paris, Toulouse, Montpellier, Lille, Nantes, Bordeaux, mais aussi à la Réunion, en Martinique,…des milliers de personnes se sont rassemblées pour s’opposer à l’élargissement du pass sanitaire et à la vaccination obligatoire.

A Paris, les manifestants ont rapidement dû faire face à la répression de la police, qui tiraient grenades de désencerclement et gazs lacrymogènes sur la foule, en chargeant violemment les participants. Alexis Baudelin, avocat au barreau de Paris et membre de la Black Robe Brigade se serait fait interpeller dans l’après-midi après s’être fait confisqué un drapeau noir.

Cette colère spontanée, le gouvernement cherche à la réprimer avec force tant elle venait illustrer la politique autoritaire et liberticide du gouvernement, le pass sanitaire, les citoyens de seconde zone qu’il consacre, la répression qui lui sera associée. Une colère qui reste en dispute au travers différents mots d’ordre qui peuvent aller de la dénonciation de la politique autoritaire et liberticide au gouvernement, rappelant les revendications des Gilets jaunes comme "Macron démission" jusqu’à des revendications plus problématiques comme « Liberté », ou encore « Non au vaccin » qu’on entendait parmi la foule.

Ces derniers mots d’ordre qui raisonnent depuis le début de la crise sanitaire et l’apparition du vaccin, notamment de son obligation revendiquent la liberté individuelle se refusant par principe à toute réflexion collective face à la crise sanitaire. D’autres, clairement voir tendent à rejeter en bloc toute vaccination, sur fond de défiance anti-vaccin qui date de loin, du fait des scandales sanitaires qui pré existent depuis plusieurs dizaines d’années, accentuée par une gestion catastrophique et erratique de la crise sanitaire par le gouvernement. Des tendances qui peuvent amener à des solutions individuelles et être contre-productives quant à la résolution de la crise sanitaire.

Face à la répression de ces manifestations par un gouvernement qui nous a menés dans cette impasse sanitaire, il est nécessaire de la dénoncer inconditionnellement. Mais face à ce nouveau saut autoritaire et répressif, la question des revendications à porter pour que cette colère se trouve sur le terrain d’une résolution de la crise par en bas, est déterminante. Elles ne peuvent être déterminées qu’en toute indépendance du gouvernement et son autoritarisme, mais dans le sens d’une résolution collective, par les travailleurs à la base, en lien avec le monde du travail et ses organisations.




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