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Politique

Extrême-droite des riches

Pour Zemmour le bourgeois avoir « un appartement à 1,3 millions à Paris » ce n’est pas être « riche »

Sur France Info, Eric Zemmour a critiqué hier l’impôt sur la fortune immobilière expliquant : « 1,3 millions d’euros à Paris c’est un 100 mètres carrés. C’est pas ce qu’on appelle des riches ». En conséquence, le probable candidat voudrait réduire les conditions de cet impôt...

mercredi 24 novembre

Ce lundi, Eric Zemmour était l’invité de France Info. Interrogé sur la suppression de l’ISF par Macron et l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui l’a remplacé, l’hypothétique candidat d’extrême-droite a à nouveau démontré de quel côté il se situait. Eric Zemmour a en effet expliqué que l’IFI était un impôt « confiscatoire » et que non seulement il ne souhaitait pas de retour de l’ISF mais considérait qu’il faudrait réduire l’IFI.

Pour Zemmour l’impôt serait en effet « confiscatoire » en raison de l’augmentation du prix des logements dans les grandes villes. Interrogé par le journaliste qui rappelait que l’impôt concerne les personnes dont le patrimoine immobilier est supérieur à 1,9 millions d’euros, avec un abattement fiscal de 30% sur la résidence principale, Zemmour a surenchéri : « 1,3 millions d’euros à Paris c’est un 100 mètres carrés. C’est pas ce qu’on appelle des riches. » Une affirmation qui montre la déconnexion d’Eric Zemmour alors que, comme le note l’INSEE, seul 10 % des Français ont un patrimoine total - pas seulement immobilier - supérieur à 1 164 000 euros.

Conséquence de sa vision, Zemmour souhaite sortir du calcul de l’impôt le prix de la résidence principale, bref faire un cadeau aux riches. Un cadeau dans la lignée des éléments de programme économiques révélés par l’équipe du polémiste consistant en des baisses d’impôts pour le patronat et des mesures comme le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. Dans le même temps, Zemmour a rappelé son projet anti-pauvres qui vise notamment à s’attaquer aux étrangers vivant en France en les privant d’aides sociales.

Cherchant à se démarquer de Macron, Eric Zemmour affirme souhaiter « qu’une partie du bloc élitaire, de la bourgeoisie patriote, tende la main aux classes populaire ». Ses quelques éléments de programmes montrent pourtant que celui-ci est dans la droite lignée des réformes néolibérales en marche ces dernières décennies. Et alors que la France subit actuellement une crise du logement, les 10 % de ménages les plus modestes y consacrant près de 40% de leurs budgets, et ou se loger devient de plus en plus difficiles pour les plus précaires, ce qui inquiète Zemmour c’est l’impôt des propriétaires parisiens.




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