^

Du Pain et des Roses

Masques gratuits

Pour toutes les travailleuses et les travailleurs en première ligne : masques gratuits !

Avec l'Etat d'urgence sanitaire, le gouvernement réprime nos droits démocratiques et sociaux, en priorisant la répression et le sauvetage des entreprises à la mise en place de mesures sanitaires à la hauteur de la crise. Les femmes sont en première ligne de cette crise sanitaire et économique, et paient de plein fouet les conséquences de la gestion catastrophique du gouvernement.

jeudi 7 mai

Avec le déconfinement du 11 mai qui se rapproche, la question des masques revient au devant de la scène, pour les secteurs essentiels qui continuent de tourner, mais également pour toute la population. Le port du masque est considéré comme « préférable » mais peut devenir obligatoire dans les transports en communs et dans certains commerces (à la demande du.de la commerçant.e). L’amende pour le non port du masque pourra s’élever à 135 euros dans les transports ! On pourrait penser que les masques seront distribués dans les grandes surfaces, les bureaux de tabacs et les pharmacies. Distribués ? Non, les masques seront vendus, à un prix inexact naviguant entre 30 centimes et 1 euro selon les dires de chacun.

Alors que la crise du coronavirus mets en lumière un accès inégal au système de santé, il est impératif de rappeler que la protection de notre santé (et de celles des autres) est un droit universel qui se voit durant cette crise bafoué par notre gouvernement ! Face au mépris des grands groupes qui veulent vendre les masques en faisant des marges sur nos vies, il faut exiger la réquisition des stocks de grands groupes et la distribution gratuitement à la population, il faut que ces masques soient mis sous contrôle des soignants qui sont le plus à même de les distribuer en fonction des besoin sanitaires et sociaux, et non pour le profit des grands groupes.

Les inégalités d’accès à la santé que vont accroître la vente des masques vont venir creuser la double peine qu’est cette crise pour les femmes. En effet, les femmes sont aujourd’hui en première ligne de la « guerre » déclarée par Macron, car majoritaires dans tous le secteur de la santé, de la distribution et de l’éducation, ces femmes qui sont donc aujourd’hui, la chair à canon du gouvernement. Les femmes travailleuses, précaires, les mères isolées, seront également en difficulté pour se procurer les masques nécessaires pour se protéger elles et leurs enfants ou au prix de rogner de manière importante sur leur faible revenu.

Aujourd’hui, le patron de carrefour se vante d’avoir 225 millions masques à proposer à la vente du public, où étaient ces masques, lorsqu’on en avait besoin ? Alors que les géants de la grande distribution assurent récolter un « moindre » profit sur la vente des masques, combien de miettes de ce profit tombera dans la poche des caissières, que ces grands distributeurs méprisent avec des salaires de misère ? Ces grands groupes qui aujourd’hui spéculent sur nos vies, sont ceux qui n’ont pas fourni de matériel suffisant à leur salariés. Alors que les femmes sont représentées à 90% dans la grande distribution en tant que caissières, elles sont en première ligne de la brutalité du virus. On n’oubliera pas Aîcha, caissière à carrefour, qui est décédée du Covid, par manque de protections et de moyens. Comment réagiront les infirmières qui portent cette crise sur leurs épaules en voyant au supermarché du coin des quantités de ces mêmes masques qu’elles attendaient depuis longtemps dans les hôpitaux ? Il faut exiger la publication des bons de commande, de livraison et des factures !

Ils mènent des politiques criminelles et veulent s’engraisser sur le dos des travailleurs et des classes populaires en vendant des masques à des prix exorbitants, il ne faut pas laisser ce scandale impuni ! La protection de chacune et chacun, et la santé de toutes et tous n’a pas de prix, exigeons des masques gratuits !




Mots-clés

Masques   /    Covid-19   /    Coronavirus   /    Violences faites aux femmes   /    Du Pain et des Roses