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Politique

Santé conditionnée

Privé d’un rapatriement sanitaire, un bébé prématuré subit le zèle de la compagnie Air France

L'histoire vient de sortir dans la presse, début novembre AirFrance a refusé faute de carte d'identité d'effectuer le transfert d'un nouveau-né nécessitant une intervention médicale dans un autre hôpital. Un zèle règlementaire délirant.

jeudi 11 novembre

Crédit photo : Air France

L’événement a eu lieu le 3 novembre dernier. Alors qu’il devait rejoindre en urgence un hôpital parisien pour une intervention aux yeux, le petit Léon, 3 mois se voit refuser son rapatriement par avion. Habitant à Nice, l’hôpital organise un rapatriement sanitaire en lien avec la compagnie Air France.

Néanmoins, à son arrivé à l’aéroport, Léon, ne peut pas embarquer faute d’avoir sa carte d’identité. Son père témoigne au Parisien : «  A cet âge, on ne lui a pas encore fait de carte d’identité. Nous l’avons déclaré et avions l’extrait d’acte de naissance mais cela ne suffisait pas  » d’autant plus que selon le témoignage des parents, le bébé prématuré n’a pas quitté l’hôpital depuis sa naissance ayant un pronostic vital engagé pendant son premier mois. Leur priorité n’étant de fait pas de lui faire une carte d’identité.

À la vue de l’urgence de la situation et du zèle de la compagnie aérienne, l’hôpital niçois L’archet, décide de transporter le nouveau-né par ambulance. Après 10h30 de voyage, le bébé arrive fatiguer explique sa maman à BFMTV : «  Il n’était plus sous oxygène depuis quelques jours ».

Pour tenter de se justifier, Air France montre un peu plus son zèle face à une situation sanitaire où l’urgence était présente et où l’opération avait été organisé avec l’hôpital parisien. Dans un premier temps elle explique aux parents que « Air France ne demande pas de papiers avant 3 mois  ». Pas de chance, leur bébé a 3 mois et 2 semaines. Par la suite, après un conventionnel soutient à la famille, la compagnie explique au journal La Dépêche son devoir d’avoir « une vigilance particulière quand un enfant voyage seul ».

Une tentative de justification qui ne couvre pas le manque cruel de bon sens dont la compagnie à fait preuve. Ancré comme le reste des entreprises dans une logique de compétitivité et de management de plus en plus inhumain, les procédures en œuvre ont bien failli cette fois-ci mettre terriblement en danger la vie d’un nouveau-né ...




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