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Politique

Suppression du Sénat !

Privilège des élus : le Sénat vote en faveur du cumul des mandats

Ce mardi les sénateurs se sont prononcés en faveur d’un retour du cumul des mandats politique interdit depuis 2014. Alors que les classes dominantes multiplient les attaques contre les travailleurs, elles rétablissent leurs privilèges.

mercredi 13 octobre

Crédits photo : Archives AFP

Mardi 21 octobre au soir, le Sénat a voté à la majorité une proposition de loi organique visant à assouplir la règle du non cumul de mandats mise en place sous le gouvernement Hollande. Si cette règle est entrée en vigueur en 2017 - en même temps que la loi de moralisation de la vie publique de Macron -, elle n’est plus du goût des sénateurs.

La majorité sénatoriale, de la droite et du centre, a donc approuvé à la majorité l’assouplissement de l’interdiction du cumul de mandats pour permettre aux parlementaires d’exercer un mandat exécutif local, moyennant un plafonnement de leurs indemnités. Ainsi, selon Public Sénat, la proposition de loi prévoit la possibilité de cumuler « un mandat exécutif local dans une ville de moins de 10 000 habitants avec un mandat de parlementaire. » Un vote justifié au nom d’un ancrage local freiné par l’interdiction des cumuls de mandats. « Il faut aujourd’hui qu’on parvienne à rapprocher deux mondes, le local et le national, qui se sont complètement distanciés » a notamment expliqué le président du groupe centriste au Sénat, Hervé Marseille, à l’origine de la proposition débattue au Sénat. Un argument hypocrite lorsque l’on voit que cette loi n’a jamais empêché le cumul des mandats électifs des parlementaires et sénateurs qui cherchent à conforter leurs privilèges. 

En réalité, les sénateurs cherchent à faciliter les magouilles parlementaires qui n’ont jamais cessé, ni même diminué. L’abstention record aux dernières régionales et la défiance envers les politiques qui ne cesse d’augmenter suffisent à prouver le ridicule des arguments employés concernant « l’avantage » du cumul des mandats qui ne répond qu’aux intérêts d’une partie des parlementaires et sénateurs.

Pour comble, cela est annoncé dans une période où tout augmente : la cherté de la vie avec l’exposition du prix du gaz et de l’essence pour les travailleurs, mais aussi les profits du patronat record pendant la crise du Covid ou encore la fraude fiscale comme l’a révélé les Pandora papers… tout sauf les salaires et le pouvoir d’achat des travailleurs qui est en baisse. Une preuve de plus de la totale déconnexion des politiques, particulièrement ici les sénateurs, qui ne se soucient que de leurs mandats du cumul de ces derniers. Cette chambre parlementaire montre à nouveau son obsolescence et son inutilité, un parasite de notre société qu’il s’agirait de supprimer.




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