^

Notre classe

Un logement pour tous !

Racisme d’État. 300 exilés contraints de dormir dans un jardin à Paris

Ce dimanche, après un rassemblement Place de la République rapidement réprimé par la police, 300 exilé·es ont dormi dans le jardin Villemin dans le 10ème arrondissement de Paris faute de logement.

lundi 31 mai

Crédits photo : Utopia 56

Ce dimanche, un rassemblement était organisé Place de la République par des associations et des comités d’exilé·es et de soutien aux exilé·es pour exiger une solution immédiate d’hébergement décent pour les exilé·es à la rue. Le rassemblement n’a pas tardé à être réprimé par la police, qui a lancé des salves de gaz lacrymogènes. Suite au rassemblement, 470 exilé·es ont pu être relogés, mais l’organisation catastrophique de la préfecture de police et le manque de places d’hébergement n’a pas permis de reloger les 300 autres. Après concertation, ces derniers ont décidé de dormir dans le jardin Villemin du 10ème arrondissement de Paris.

Ces images terribles de corps et de tentes qui s’étendent sur plusieurs dizaines de mètres carré nous rappellent les vidéos et images scandaleuses de la répression des sans-papiers, Place de la République, en novembre dernier. La police n’avait alors pas hésité à saisir les tentes, les renversant sans aucune gêne, et à gazer les exilé·es et leurs soutiens. Cette répression, qui s’accompagne de violences policières individuelles et de traque quotidienne des personnes exilées, illustre une fois de plus le racisme de l’État français. À l’heure où la région d’île de France compte 400 000 logements vacants, il est criminel que 300 personnes soient encore contraintes de dormir dehors, en plein cœur de la capitale.




Mots-clés

Racisme d’État   /    Migrants   /    Logement   /    Notre classe