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Raffinerie de Grandpuits : les salariés réunis en AG à la veille de l’annonce de la fermeture des unités de raffinage

L’annonce de la fermeture des unités de raffinage de Grandpuits devrait finalement avoir lieu demain, lors d’un CSE extraordinaire. Une attaque au nom de la « compétitivité » qui pourrait entraîner la suppression de centaines d’emplois et face à laquelle les travailleurs se réunissent cette après-midi en AG pour préparer le combat.

mercredi 23 septembre

Crédit photo:AFP/BERTRAND LANGLOIS

Depuis des mois, les travailleurs de Grandpuits savent que le projet de fermer les unités de raffinage de Grandpuits est sur la table du côté de la direction de Total. Le 10 juin dernier, le directeur Raffinage Europe de Total annonçait que l’entreprise pourrait choisir de fermer la raffinerie. Le prétexte invoqué ? Un pipe-line endommagé dont le coût de réparation, plusieurs centaines de millions d’euros, serait trop élevé. Une justification dont Adrien Cornet, délégué CGT à la raffinerie, rappelait en août le caractère mensonger en notant que le groupe Total avait versé 7 milliards d’euros de dividendes cette année en dépit de la crise économique déclenchée par la pandémie de Covid-19.

Face à cette situation d’incertitude et la menace qui pèse sur les travailleuses et travailleurs, la CGT déposait le 9 septembre dernier un droit d’alerte, exigeant de la direction qu’elle prenne position sur l’avenir du site. Mardi 22 septembre, la DRH de Total réagissait à ce droit d’alerte en demandant au Secrétaire du CSE Central du groupe d’ajouter à l’ordre du jour de la prochaine réunion une réponse au droit d’alerte de la CGT Grandpuits. Celle-ci aura lieu ce jeudi 24 septembre, et les travailleurs ont entre temps appris que l’annonce de la fermeture des unités de raffinage devrait y être officialisée.

Pour la CGT Grandpuits, contactée par Révolution Permanente, la stratégie du groupe est claire. « Ils accélèrent le planning pour lancer la fermeture des unités pour nous empêcher de préparer une contre-expertise qui démontrerait que le raffinage à Grandpuits est viable » analyse ainsi Adrien Cornet, délégué CGT à la raffinerie de Grandpuits. Et si Total agite un « plan de reconversion » et promet de ne pas licencier, la CGT craint la suppression de centaines d’emplois. Thierry Defresne, délégué syndical central CGT notait ainsi hier sur Twitter « on sait ce que ce genre de projet provoque en termes de perte de capacité de traitement et de suppression d’emplois. La #CGT les estime à près de 1000. »

Face à cette menace, une assemblée générale a été convoquée aujourd’hui sur le site de Grandpuits afin d’informer l’ensemble des travailleurs et de préparer une réponse à la hauteur de l’attaque à venir. Face au projet de Total, et en dépit des belles promesses du groupe, les travailleurs savent qu’ils devront se mobiliser pour s’opposer à cette attaque. Une lutte d’ampleur se prépare, dans le cadre de laquelle les travailleurs de Grandpuits auront besoin de la solidarité de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.




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