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Rassemblement à la Maison de la Radio : « le ras-le-bol s’est généralisé ! »

Ce mercredi avait lieu un rassemblement devant le parvis de la Maison de Radio France, dont les salariés sont en grève depuis le 28 novembre. Des grévistes d'autres secteurs, dont la RATP et la SNCF, sont venus manifester leur solidarité.

mercredi 15 janvier

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies ce mercredi devant la Maison de Radio France, à l’occasion de l’Assemblée générale de Radio France. En plus des salariés de Radio France en grève depuis le 28 novembre, des grévistes de plusieurs secteurs étaient présents, notamment de la RATP, de la SNCF et de l’Éducation Nationale.

Dans un contexte où la RATP et la SNCF sont en grève depuis 42 jours, les grévistes étaient remontés à bloc pour ce rassemblement. Ayant bien conscience de la nécessité que les grévistes de la RATP et de la SNCF soient rejoints par d’autre secteurs pour gagner face au gouvernement, les intervenants issus d’autres corps de métier ont exprimé leur volonté de non seulement les soutenir, mais d’amplifier le mouvement et de prendre le relais.

A été exprimée aussi l’idée que la bataille en cours n’était pas seulement contre la réforme des retraites, mais contre un système plus global, comme l’a évoqué Gauthier de Paris Nord, où les classes populaires se font piétiner depuis des années. C’est cette même idée qui était exprimée lors des rassemblements en soutien aux grévistes réprimés ; cette idée que les violences policières ne constituaient pas des bavures exceptionnelles mais que la police était une milice, la milice du gouvernement servant à défendre les intérêts des classes dominantes.

Egalement présente, une délégation de la coordination RATP/SNCF venue afin de manifester leur solidarité avec les salariés de Radio France ainsi que pour témoigner du combat qu’ils sont en train de mener depuis 42 jours. Anasse Kazib, cheminot au triage du Bourget, a ainsi exprimé son enthousiasme face à l’entrée dans la danse de nouveaux secteurs : « Je n’aurais jamais imaginé voir des avocats faire des mêlées dans les tribunaux ». Face à la stratégie de pourrissement de la part du gouvernement et la tentative de marginalisation des secteurs de la RATP et de la SNCF, de nouveaux secteurs se mettent en grève : « même si la grève ne s’est pas encore généralisée, le ras-le-bol il s’est généralisé ».

Face à un gouvernement qui ne cédera que lorsqu’il aura peur de tout perdre, il est urgent d’intensifier la grève, en la radicalisant et en maintenant la détermination dans les secteurs clés. Pour cela, Karim machiniste au dépôt de bus RATP de Pavillons-sous-Bois a exprimé la nécessité que les directions syndicales débloquent l’argent dont ils disposent pour alimenter les casses de grève et permettre aux grévistes de tenir. Et surtout, soyons massivement présents lors de la manifestation du 16 janvier, car comme le dit la musique, « c’est dans la rue que ça se passe ! »




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