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Ce lundi 21 mars à Paris

Rassemblement de solidarité avec Marianne, déléguée CGT à L’Harmattan menacée de licenciement

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Marianne Ravaud, déléguée InfoCom CGT aux éditions L’Harmattan à Paris, est sous le coup d’une menace de licenciement, convoquée à un entretien préalable ce lundi 21 mars à 10 heures. Cette attaque est clairement un acte de répression antisyndicale, comme en témoignent les motifs invoqués dans la lettre de convocation à l’entretien préalable : « distribution de tracts et manifestations visant à nuire à l’image et au fonctionnement de notre société ».

Cette nouvelle menace de la part de la direction de l’Harmattan fait suite à deux ans d’acharnement contre Marianne et sa collègue Véronique, déléguée du personnel suppléante InfoCom CGT, depuis qu’elles ont été élues aux élections professionnelles pour lutter contre les mauvaises conditions de travail. Toutes deux ont déjà fait l’objet de nombreuses sanctions antisyndicales, qu’elles avaient dénoncé en organisant des rassemblements de soutien devant la librairie. Mais il faut croire que la direction de cette entreprise de moins de cinquante salariés ne supporte pas d’entendre des voix contester les pressions quotidiennes, la précarité et le harcèlement moral. Il y a quelques mois, une première pétition contre la répression subie par Véronique avait déjà recueilli près de 800 signatures. Un rassemblement de soutien est appelé par Info’Com CGT ce lundi 21 mars à partir de 9h30 devant L’Harmattan, 16, rue des Ecoles dans le 5e arrondissement (métro Maubert-Mutualité, ligne 10). Nous invitons à s’y rendre nombreux et à signer la pétition en ligne contre le licenciement de la camarade.

Nous relayons ci-dessous l’appel d’Info’Com CGT :

Rassemblement de soutien à la déléguée CGT menacée de licenciement par l’Harmattan

La direction de L’Harmattan menace de licencier notre déléguée syndicale. Info’Com-CGT appelle à un rassemblement lundi 21 mars 2016 à partir de 9h30 devant L’Harmattan, 16, rue des Ecoles.

Défendre les droits des salarié-e-s n’est pas un bon principe pour la direction des éditions L’Harmattan.

La preuve en est avec sa volonté de licencier la déléguée syndicale Info’Com-CGT de cette entreprise.

Depuis les élections professionnelles, en juin 2013, nous savions qu’il allait être dur de défendre la simple application du Code du travail, les droits des salarié-e-s et des auteur-e-s dans cette maison d’édition « humaniste ».

Trop longtemps soumis à la colère, l’hystérie et le harcèlement permanents de leur direction, les salarié-e-s s’étaient mobilisé-e-s pour défendre leurs droits et obtenir la mise en place de la représentation du personnel.

Bien qu’elles-ils aient gagné des avancées (mise en place des élections, remise aux normes d’hygiène et de sécurité des locaux, abandon du logement des personnes extérieures à l’entreprise dans les locaux de l’éditeur...), la direction a ruminé durant ces trois dernières années sa colère contre les délégué-e-s du personnel. La direction s’est alors entêtée à occulter les inégalités de traitement entre les salarié-e-s, à pratiquer la rémunération en prime sur la caisse de liquide, à ne pas respecter le droit du travail et la convention collective...

L’inspection du travail et la médecine du travail connaissent bien cette entreprise et l’ont même rappelée à l’ordre à plusieurs reprises. Mais Monsieur Denis Pryen, tel un dictateur d’entreprise ne tolère pas que le syndicat fasse respecter les droits élémentaires des salarié-e-s. Plus attentif à son patrimoine qu’à la qualité de vie et de travail des salarié-e-s, il bafoue la loi sans vergogne.

Point d’orgue aujourd’hui à cette politique antisociale et de discrimination syndicale, c’est la volonté de la direction de licencier la déléguée syndicale, après lui avoir proposé une rupture conventionnelle. C’est à l’image du projet de loi Travail / El Khomri qui tente de condamner la négociation sociale.

Info’Com-CGT ne laissera pas seul-e-s les salarié-e-s de L’Harmattan face au totalitarisme de leur direction et fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher le licenciement de notre déléguée syndicale.


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