^

Jeunesse

#laPrécaritéTue

Rassemblement devant le CROUS de P7 : face à la faiblesse des mesures proposées par le gouvernement, tous dans la rue le 5 décembre !

Un rassemblement était appelé ce mardi soir devant le restaurant universitaire de Paris 7, deux semaines après l'immolation d'Anàs devant le CROUS de Lyon, et après plusieurs AG dans les universités. Pour les 300 étudiants rassemblés, la faiblesse des mesures proposées par le gouvernement appelle une mobilisation de la jeunesse le 5 décembre, aux cotés des travailleurs.

mercredi 27 novembre

Crédits : AFP PHILIPPE DESMAZES

Ce mardi soir était appelé un rassemblement contre la précarité étudiante devant le restaurant universitaire de Paris 7 Diderot. Depuis deux semaines et le tragique geste du militant lyonnais Anàs qui s’est immolé devant le CROUS de sa ville, le tabou sur la précarité étudiante commence à tomber, et un début de mouvement étudiant s’amorce. En effet, en deux semaines, plusieurs rassemblements ont eu lieu à Paris et dans différentes villes de France, et des assemblées générales se sont également tenues dans de nombreuses universités.

Les étudiants mobilisés des différentes fac parisiennes, dont certaines avaient tenu des Assemblées générales le matin même, en particulier à Tolbiac et à Paris 8, se sont ainsi retrouvés pour affirmer leur droit à ne pas choisir entre se nourrir et étudier, réaffirmer leur opposition à la hausse des frais d’inscription imposée l’an dernier pour les étudiants étrangers qui sont parmi les plus précarisés, et poser la perspective de rejoindre la grève du 5 décembre.

Ainsi, les étudiants présents au rassemblement ont dénoncé la situation de précarité de plus en plus de jeunes, et l’incapacité du gouvernement à répondre aux revendications contre la précarité, alors que la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche n’a rien trouvé d’autre à proposé que la mise en place d’une ligne téléphonique. Les intervenants ont dans ce sens pointé l’hypocrisie d’un gouvernement pour lequel il n’est pas question d’austérité en ce qui concerne les budgets du domaine sécuritaire ou de la police, mais qui qui ne donne que des miettes en clôture du Grenelle des violences conjugales, et casse le budget des universités.

A dix jours du 5 décembre, et de la perspective d’une grande grève reconductible interprofessionnelle dans le pays, rejoint par de nombreux secteurs sur un appel initial de la RATP puis de la SNCF, le rassemblement de ce mardi soir a vu se poser dans les différentes prises de parole la nécessité pour les étudiants en lutte contre la précarité de se joindre à cette date. En effet, arracher des mesures capables de mettre fin à la précarité étudiante ne se fera que dans la lutte conjointe avec le reste de la société et les travailleurs à partir du 5 décembre, contre la réforme des retraites mais aussi contre l’ensemble des politiques de précarité du gouvernement !




Mots-clés

#LaPrecariteTue   /    5 décembre   /    Jeunesse   /    mouvement étudiant   /    Précarité   /    Université   /    Jeunesse