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Politique

Rassemblement massif et envahissement du dépôt de Vitry contre la répression de trois agents

Ce midi, 1500 personnes se sont rassemblées devant le dépôt de bus de Vitry pour soutenir Patrick, François et Yassine trois machinistes convoqués en conseil de discipline par la direction.

lundi 13 janvier

Alors que la grève tient bon après 40 jours de combat, c’est le choix de l’intimidation qu’il reste aux chefs pour essayer de faire pression. Plusieurs grévistes de différents dépôts ont exprimé leur soutien et montré leur détermination à persévérer malgré les menaces de sanction. Kamel, machiniste au dépôt d’Ivry répond « qu’ils peuvent convoquer qui ils veulent, nous matraquer et nous gazer, ça ne fait que renforcer notre colère ».

François, convoqué aujourd’hui et machiniste depuis 19 ans à Vitry dénonce également la volonté d’utiliser des exemples pour effrayer tous ceux qui tiennent les piquets depuis le 5 décembre : « Dès que ça les dérange, ils nous tapent dessus (…) Moi je ne m’allongerai pas ». A ce jour, plus de 120 convocations disciplinaires ont déjà été envoyées.

Diverses personnalités politiques et syndicales sont également intervenues pour défendre les agents concernés. Philippe Martinez, pour la confédération CGT mais aussi des représentants de l’union locale du 94. Anasse Kazib, cheminot au Bourget a expliqué que ce qui se joue, au delà de la réforme des retraites, relève de l’affrontement de classes et que c’est cette perspective qui les terrorise. Nathalie Arthaud a quant à elle dénoncé l’hypocrisie de la direction qui reproche à des grévistes d’écouter Vegedream sur un piquet pour les menacer de licenciement quand Macron l’invite à son fastueux anniversaire en Côté d’Ivoire. Jean-Luc Mélenchon a aussi tenu à manifester son soutien aux grévistes.

Après les prises de parole, l’ensemble des grévistes et soutien présents, à plusieurs centaines, ont envahi le dépôt pour accompagner les camarades menacés jusqu’à leur entretien. Face au directeur, la colère monte et tous crient en cœur « annulation ! », « le dépôt est à nous », « on reste ici jusqu’à leur libération ».

C’est donc bien par le rapport de force et la riposte collective qu’il faudra faire face aux menaces d’une direction à qui il ne reste plus que la répression disciplinaire et policière. Mardi, à 13h c’est à Lachambeaudie que nous vous donnons rendez-vous pour soutenir cette fois-ci Hanni, machiniste au dépôt de Belliard, qui passe également en conseil de discipline.




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