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Politique

Contre les E3C !

Réforme du bac : Blanquer mis en cause par une institution qui dépend de son ministère

L’inspection générale, institution dépendante du ministère de l’Education nationale, donc de Blanquer, critique la mise en place catastrophique de le réforme du bac, contre laquelle de nombreux lycéens et enseignants sont mobilisés.

samedi 29 février

Une nouvelle fois, les ministres du gouvernement d’Emmanuel Macron sont accablées par leur propre institution. C’est par une note délivrée le 27 février aux organisations syndicales que l’inspection critique les nouvelles épreuves communes de contrôle continu (E3C), toujours en cours même si 15% des établissements scolaires ont été perturbées avant les vacances d’hiver selon le ministère de l’éducation nationale.

Les enseignants et les lycéens n’ont pas attendu l’avis de l’inspection générale ni l’arrivée des E3C pour se mobiliser

Cette mobilisation débutée depuis le bac de l’année dernière représente bien les liens supplémentaires dans la lutte, qui peuvent se créer entre les lycéens et les enseignants, où l’opposition entre les deux parties n’existent plus dès lors que la politique du gouvernement les attaques.

Cette réforme touche l’ensemble des acteurs de l’éducation, enseignants, directeurs et élèves. Ces épreuves mettent les élèves en difficulté de par « la pression constante de l’évaluation », avec des chefs d’établissement débordés, « chargés d’organiser en continu des examens » où il existe « une confusion entre la logique de la certification (baccalauréat) et la logique de la formation, qui devrait être au cœur de la réforme : le poids effectif ou présumé des E3C déséquilibre l’ensemble, au détriment de la formation »

L’enseignement à la carte et plus d’inégalités

Avec l’absence de tronc commun dans les lycées, les lycéens vont très tôt devoir faire des choix pour leur avenir, déjà bien incertain, avec le chômage de masse et la crise climatique. De plus, l’augmentation de l’autonomie pour les lycées signifie des établissements livrés à eux-mêmes, un bac différent par lycée, pouvant mettre en grande difficulté les lycées des quartiers populaires à l’inverse de ceux issus des milieux aisés, creusant d’autant plus les inégalités.

Les réponses du gouvernement : mépris, violence et répression

Blanquer tente de donner des miettes
pour calmer la crise de l’enseignement, mais il ne fait qu’aggraver la colère car les enseignants demandent le retrait pur et simple de cette réforme.

Après les gilets jaunes, Castaner n’hésite pas à faire preuve de créativité en créant une nouvelle équipe de répression spécialement conçu pour ces mobilisations : l’équipe mobile de sécurité du rectorat. L’EMS avait alors tenté de forcer la mise en place des épreuves dans le lycée Mozart.

De plus, le gouvernement cherche à couper les têtes des enseignants qui dépassent en mettant en place des procédures disciplinaires qui permettent de suspendre l’activité professionnel pendant 4 mois, donc le salaire : dans le but de mettre en difficulté la mobilisation pendant ses 4 mois, sauf si la totalité du monde de l’enseignement entre dans la lutte avec les autres secteurs notamment le 8 mars
avec l’ensemble des femmes travailleuses et aussi des travailleurs à l’images de ces lycéennes préférant se battre pour l’avenir de toutes et tous plutôt que d’étudier dans ce système qui ne leur garantira que des contrats toujours plus précaires avec une retraite de misère.

Crédits photo : Martin BUREAU / AFP




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