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Répression

Relaxe pour Victor et Roga ! Rassemblement jeudi 6 février à 12h30 à Versailles

Jeudi 6 février, à 12h30, un rassemblement est appelé devant la Cour d’appel de Versailles pour soutenir deux militants étudiants de Nanterre, Victor et Roga, qui passent en appel après leur condamnation d’octobre 2018. Une répression scandaleuse à l’encontre de ceux, qui depuis des années, se battent pour défendre les étudiants et leurs droits.

mercredi 5 février

Les faits remontent au printemps 2018, quand les facs connaissaient un mouvement de grève massif contre l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université. Face à la contestation, le président de l’université, Jean-François Ballaudé avait fait le choix de fermer l’université pour empêcher les Assemblées Générales et la poursuite de la contestation. Le 9 avril, des étudiants s’étaient malgré tout réunis pour s’organiser et discuter des perspectives du mouvement. C’est alors la police est intervenue dans la brutalité la plus totale afin de vider l’amphi : plusieurs étudiants ont été frappés et matraqués et certains ont été blessés à l’occasion de la charge. Dans ce contexte, Victor et Roga ont été interpellés, mis en garde à vue, déferrés puis condamnés à des peines très lourdes. Roga a été condamné à six mois de prison ferme et Victor à quatre mois avec sursis.

Des peines destinées à faire office d’exemple. L’objectif est d’intimider tous ceux qui prétendent relever la tête et se défendre face aux attaques anti-sociales du gouvernement. Cette offensive répressive fait écho aux milliers de condamnations prononcées à l’encontre des Gilets Jaunes ou encore à la répression des lycéens qui bloquent leurs épreuves du BAC. De notre côté, la riposte doit être exemplaire : déterminés à ne pas en rester là, les deux militants ont fait appel de la décision et sont convoqués demain devant la Cour d’appel de Versailles, échéance qui doit être l’occasion de réunir massivement la jeunesse mobilisées mais aussi l’ensemble des secteurs qui se battent contre le gouvernement depuis le 5 décembre.

Le durcissement de la répression à l’encontre de faits militants aussi anodins que la participation à une Assemblée générale indique la fébrilité d’un gouvernement à qui il ne reste plus que la matraque et le disciplinaire. De la même manière que des lycéens, après s’être faits frapper sur leur blocus sont interdits d’épreuve, de nombreux grévistes de la RATP, en plus d’avoir eu à subir la présence quotidienne de la BAC sur leur piquets de grève se retrouvent à devoir affronter des entretiens disciplinaires. Pour nos camarades Victor et Roga, c’est la même crainte qui s’exprime, celle de voir la jeunesse rejoindre par milliers rejoindre les rangs des travailleurs et que sa colère se traduise par une mobilisation massive. En s’attaquant à Victor et Roga c’est l’ensemble des étudiants qu’ils visent autour d’un message clair : rompre la discipline des cours et le quotidien auquel on nous assigne est sévèrement puni. Pourtant, les raisons de l’insubordination sont nombreuses. A la pression scolaire imposée par la crainte de la sélection, il faut ajouter la précarité, les jobs de merde et la perspective de devoir travailler jusqu’à 65, 67 ou 70 ans.

Ainsi, se donner rendez-vous demain, à 12h30 devant la Cour d’appel de Versailles, c’est aussi crier haut et fort le droit à la révolte et démontrer que s’ils touchent à l’un d’entre nous, nous répondrons par milliers.




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