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Politique

41 enfants à la rue

Rennes. La mairie expulse 131 migrants deux semaines avant le début de la trêve hivernale

Suite à une une action militante samedi dernier, 131 migrants avaient été logés dans une ancienne école. La mairie PS l’a expulsée le soir-même, deux semaines avant le début de la trêve hivernale, renvoyant les familles dormir dans un parc que la préfecture d’Ille-et-Vilaine menace désormais d’évacuer.

lundi 18 octobre

Suite à la Pride radicale, ayant réuni près de 150 personnes samedi dernier en début d’après-midi, un appel est lancé afin de converger avec la manifestation des sans-papiers, lancée vers 16h. En effet, une centaine de migrants est installé dans un campement sommaire au parc des Gayeulles depuis l’été, comprenant des dizaines d’enfants. C’est dans ce sens qu’une action militante, ayant pour but d’occuper l’ancienne école Faux-Pont, est lancée vers 16h30, profitant des quelques 300 personnes présente lors de la manifestation pour trouver un logement aux familles avant l’hiver.

Suite à ce début d’occupation réussi, celles-ci ont cherché un dialogue avec la mairie, cette dernière envoyant un représentant, assurant qu’il n’y aurait pas d’opération policière le soir même et que des solutions serait trouvée pour que le squat puisse bénéficier d’eau et de gaz. Un mensonge de la mairie PS, dont la maire Nathalie Appéré assure depuis plusieurs années tout faire pour « qu’aucun enfant ne dorme à la rue ». En effet, celle-ci n’a pas hésité à envoyer la police déloger les familles à 19h, le jour même.

Très vite suite à cette affaire, la mairie assure dans un communiqué être « fortement mobilisée, depuis de nombreuses années, pour pallier l’insuffisance de places et la saturation du dispositif national de mise à l’abri » et se targue d’héberger 950 personnes. Elle justifie l’expulsion sous le prétexte que l’école désaffecté « n’est pas adapté à de l’hébergement ». Toujours selon la mairie, « les services municipaux sont mobilisés pour faciliter les conditions de vie sur le campement des Gayeulles ».

Des déclarations humanistes qui ne lui coûte pas grand-chose. Mais au final, ce sont près de 130 personnes, dont 41 enfants, qui dormiront dans des tentes au parc des Gayeulles cette semaine malgré l’arrivé de l’hiver et des basses températures, mais aussi l’alerte orange « vents violents » ayant eu lieu au début du mois. Pour couronner ce mépris, dans un courrier adressé aux personnes résidents encore aux Gayeulles, la préfecture a annoncé leur expulsion pour ce vendredi. Cette situation scandaleuse, en pleine crise du logement à Rennes, montre une nouvelle fois la nécessité de la réquisition des logements vides pour héberger toutes celles et ceux qui en ont besoin.




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