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Rennes : journée de mobilisation réussie en défense du service public

Ce mercredi, sur la dalle Kennedy à Rennes, un événement de soutien au service public se tenait. Des prises de paroles de différents secteurs du service public (professeurs, personnel hospitalier, etc…) ont eu lieu.

mercredi 23 juin

Le rassemblement, à l’initiative du Collectif Inter-Hôpitaux de Rennes et rejoint par la CGT a été une réussite. Pendant près de 2h, une centaine de personnes se sont rassemblées et on assisté à des prises de paroles, revenant notamment sur les revendications des soignants, ainsi qu’à un petit moment festif. Une mobilisation qui a eu lieu malgré l’interdiction absurde par la préfecture de la musique, ce qui n’a pas empêché le chanteur HK de chanter « soigner encore », une reprise de « danser encore » faite par le personnel soignant de Rennes et de Nice.

Cette journée de défense du service public survient alors que le CHU dentaire de Rennes avait déjà fait une journée de grève le 15 juin et que les psychologues s’étaient fortement mobilisés le 10 juin. Un rassemblement qui répond, une fois de plus, à des années d’offensive néolibérales qui ont fait fermer des dizaines de milliers de lits, mis en place des politiques de rentabilité épuisant toujours plus les travailleurs, et endetté les hôpitaux. Une situation que la crise du Covid n’a fait qu’accélérer, engendrant toujours plus de tâches avec toujours moins de moyens.

Cette situation provoque des réelles souffrances chez ceux qui souhaitent pouvoir « soigner encore », comme nous le confiait à Révolution Permanente une médecin de Pontchaillou : « Il y a encore des gens qui attendent 12, 24h aux urgences sur des brancards parce qu’il y a pas de lits sur l’hôpital. Ce qui est dramatique c’est qu’on est revenu à ce qu’on appelle nous « l’anormal », qui est ce fonctionnement complètement dégradé de l’hôpital public, avec tous les jours la recherche de lits, d’infirmières, etc… »

Cette journée n’a d’ailleurs pas servi qu’à défendre l’hôpital comme service public, mais aussi l’éducation. Dans une prise de parole, un professeur d’EPS syndiqué au SNEP-FSU a ainsi expliqué : « Avec 43.500 élèves de plus dans le secondaire, nous aurons à la rentrée 2021 1883 postes d’enseignements en moins […] vous vous débrouillerez avec ce que vous n’avez pas… ».

Face à la casse de l’hôpital, et plus généralement du service public, les revendications des soignants sont au nombre de quatre : des ouvertures massives de lits pour accueillir toutes et tous sans distinction, des recrutements massifs de personnels pour prendre en charge, des salaires et des conditions de travail décentes, et enfin plus de démocratie avec des prises de décisions prises en concertation avec tout le personnel de l’hôpital. Cette première journée de mobilisation a été une réussite, mais pour conquérir de telles revendications essentielles, il faudra une lutte d’ampleur.




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